car la bonne action consistant à affirmer l’unicité (tawḥîd) est plus méritoire que celle qui consiste à dire la vérité, tandis que la mauvaise action qu’est le mensonge est plus légère que le péché du polythéisme. ⦗al-Furūʿ 6/340 (10/437)⦘ (1)
1360 – Verdict concernant le serment fondé sur l’affranchissement, le divorce et ce qui y ressemble :
1361 – Et si quelqu’un jure par l’affranchissement ou le divorce puis manque à son serment ;
1362 – Et au sujet de sa formule : « Le divorce m’incombe » ;
1363 – Et s’il a prêté ce serment en entendant par là un vœu :
Ibn al-Qayyim dit : « … Cela apparaît encore plus clairement lorsque l’on sait que celui qui prête serment en rendant ces obligations (affranchissement, divorce, etc.) conditionnelles a pour but qu’elles ne se réalisent pas ; c’est parce qu’il répugne à les voir lui incomber qu’il jure ainsi. Son intention est donc que ni la condition ni la conséquence ne se produisent. C’est pour cette raison qu’on appelle cela le “vœu d’entêtement et de colère” (nadhar al-lajj wa-l-ghaḍab). Le Législateur ne lui en a pas fait une obligation, puisqu’il ne l’a pas véritablement voulu ni n’a cherché par là à se rapprocher d’Allah ; il ne l’a pas contracté pour Allah, mais seulement au nom d’Allah : il s’agit donc d’un simple serment. L’assimiler au vœu de piété reviendrait à le rattacher à ce qui ne lui ressemble pas et à le couper de ce qui est vraiment son pair.
Ceux qui l’ont rattaché au vœu de piété ont pour excuse la ressemblance de l’expression et de la forme extérieure ; toutefois, ceux qui l’assimilent au serment sont plus perspicaces et attachés au sens. Tous s’accordent à dire que, si quelqu’un disait : “Si je fais telle chose, je deviens juif ou chrétien”, puis manque à son serment, il ne devient pas mécréant tant qu’il avait pour intention de prêter serment, car cette intention empêche la mécréance.
C’est sur cette base, entre autres, que Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya a établi que le serment impliquant divorce ou affranchissement relève du vœu d’entêtement et de colère, tout comme le serment où l’on dit : “Si je fais telle chose, je serai juif ou chrétien.” Il a rapporté qu’il s’agit là d’un consensus des Compagnons en matière d’affranchissement, et d’autres ont rapporté leur consensus au sujet du