1350 – Cas d’une bête atteinte par une cause mortelle puis égorgée : Ibn Muflih déclare : « Tout animal frappé d’une cause de mort – l’étranglée (munkhaniqa), la matraquée (mawqûdha), la précipitée (mutaraddiya), la heurtée (naṭîḥa) ou la proie d’une bête fauve (akîlatu sabʿ) – que l’on saigne alors qu’il conserve une vitalité susceptible de se prolonger devient licite. Notre shaykh précise : selon un avis, il faut que cette vitalité dépasse les simples convulsions réflexes de l’animal déjà égorgé ; dans ce cas, la consommation est permise. On a dit : à condition qu’il manifeste encore un mouvement volontaire – un geste de la patte, un clignement d’œil, etc. – et, selon un autre avis, même sans cette condition. Al-Athram et plusieurs autres rapportent : si l’on sait que l’animal est mort de la cause, il n’est pas licite. D’après une autre version : s’il n’a vécu qu’un peu moins de la majeure partie d’un jour, il demeure illicite. Selon encore une version : il est licite à condition d’être saigné avant de mourir ; c’est ce qu’a rapporté Abû al-Ḥusayn et que notre shaykh a retenu. [al-Furūʿ 6/314-315 (10/396-397)] (1) 1351 – Obligation de l’excellence dans la mise à mort et l’égorgement : Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh, commentant la parole du Prophète – sur lui la prière et la paix : “Allah a prescrit la bienfaisance en toute chose ; lorsque vous tuez, tuez donc de la meilleure manière, et lorsque vous égorgez, égorgez donc de la meilleure manière”, a dit : ce hadith montre que l’excellence (iḥsân) est un devoir en toute circonstance, même lorsqu’il s’agit d’ôter la vie, qu’il s’agisse d’êtres humains ou d’animaux. Il incombe donc d’exécuter la mise à mort des hommes et la saignée des bêtes avec bienfaisance. » Tels sont ses propos. [al-Furūʿ 6/317-318 (10/400-401)] (2) 1352 – Statut de l’animal qu’un Gens du Livre sacrifie pour sa fête ou en offrande à ce qu’il révère : Ibn Muflih affirme : « Notre viande leur est licite (3) même s’ils la considèrent interdite, car le jugement tient compte de notre conviction. Et si l’un d’eux abat une bête pour sa fête ou en offrande à quelque entité qu’il vénère, cela ne la rend pas illicite. Selon une autre version : si, cela la rend illicite ; c’est l’avis retenu par notre shaykh. » [al-Furūʿ 6/319 (10/403)] (4)
(1) Voir : Al-Fatawa (t. 35, p. 234-235). (2) Voir : Al-Fatawa (t. 10, p. 514) ; Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 469). (3) C’est-à-dire pour les gens du Livre. (4) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 470) ; voir aussi : Al-Fatawa (t. 25, p. 326) ; Iqtida’ al-Sirat (t. 1, p. 256).
١٣٥٠ - ما أصابه سبب الموت فذكاه: - قال ابن مفلح: (وما أصابه سبب الموت من منخنقة وموقوذة ومتردية ونطيحة وأكيلة سبع فذكاه وحياته يمكن زيادتها، وقال شيخنا: وقيل: تزيد على حركة المذبوح= حل، قيل: بشرط تحركه بيد أو طرف عين ونحوه، وقيل: أو لا، ونقل الأثرم وجماعة: ما علم موته بالسبب، وعنه: لدون أكثر يوم، لم يحل، وعنه: حل مذكى قبل موته، ذكره أبو الحسين، واختاره شيخنا) [الفروع ٦/ ٣١٤ - ٣١٥ (١٠/ ٣٩٦ - ٣٩٧)] (١). ١٣٥١ - حكم إحسان الذبحة والقتلة: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا في قوله (عليه السلام): «إن الله كتب الإحسان على كل شيء، فإذا قتلتم فأحسنوا القتلة، وإذا ذبحتم فأحسنوا الذبحة»: في هذا الحديث أن الإحسان واجب على كل حال، حتى في حال إزهاق النفوس ناطقها وبهيمها، فعليه أن يحسن القتلة للآدميين، والذبحة للبهائم. هذا كلامه) [الفروع ٦/ ٣١٧ - ٣١٨ (١٠/ ٤٠٠ - ٤٠١)] (٢). ١٣٥٢ - حكم ما ذبحه الكتابي لعيده أو متقربا به إلى شيء يعظمه: - قال ابن مفلح: (وتحل ذبيحتنا لهم (٣) مع اعتقادهم تحريمها، لأن الحكم لاعتقادنا، وإن ذبح لعيده أو متقربا به إلى شيء يعظمه لم يحرم، وعنه: بلى، اختاره شيخنا) [الفروع ٦/ ٣١٩ (١٠/ ٤٠٣)] (٤).
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٥/ ٢٣٤ - ٢٣٥). (٢) انظر: «الفتاوى» (١٠/ ٥١٤)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٩). (٣) أي: لأهل الكتاب. (٤) «الاختيارات» للبعلي (٤٧٠)، وانظر: «الفتاوى» (٢٥/ ٣٢٦)، «اقتضاء الصراط» (١/ ٢٥٦).