Chapitre : La saignée rituelle (adh-dhakâ) 1347 – Lorsque l’abatteur n’a pas l’intention de consommer la viande : 1348 – Ou lorsqu’il ne vise, par son geste, qu’à lever son serment : Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a mentionné dans *Buṭlân at-Taḥlîl* que, si l’abatteur n’envisage pas de manger la bête, ou s’il ne cherche qu’à délier son serment, l’animal n’est pas rendu licite. » [al-Furūʿ 6/310 (10/389-390)] (1). 1349 – S’il tranche l’une des deux jugulaires en même temps que la trachée ou l’œsophage : Ibn Muflih dit : « Dans *al-Kâfî* et *ar-Riʿâya* il est établi que la section des jugulaires suffit ; par conséquent, couper l’une d’elles conjointement à la trachée ou à l’œsophage légitime d’autant plus la bête – ainsi l’a affirmé notre shaykh, qui en cite une version dans le premier ouvrage. Il rapporte encore un avis selon lequel il suffit de trancher trois des quatre conduits (2). » [al-Furūʿ 6/313 (10/394)] (3).
(1) Bayān al-dalīl, p. 422. (2) Ibn Qundus, dans sa Ḥāshiya sur al-Furūʿ, rapporte : « Dans le Sharḥ al-Muqnīʿ, le ḥalqūm est défini comme le conduit de la respiration, le marīʾ comme celui des aliments et des boissons, et les wudajayn comme les deux veines entourant le ḥalqūm. » Il ajoute avoir consulté un Majmūʿ de fatwā attribué au shaykh Taqī al-Dīn, où l’on demande : « Si quelqu’un égorge une brebis en détachant le ḥalqūm et les wudajayn, mais au-dessus de la jawza, est-ce valable ? » Il répond : « Cette question fait l’objet d’un différend connu, et la position correcte est qu’il est licite de les détacher. Dieu sait mieux. » Je précise que cet avis correspond à celui des maîtres de l’école, même si la question et la réponse n’évoquent pas explicitement la coupe du marīʾ, qui semble pourtant incluse, le débat portant uniquement sur la coupe réalisée au-dessus de la jawza. (3) Mukhtaṣar al-fatāwā al-miṣriyya, p. 519 ; al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī, p. 468.
باب الذكاة ١٣٤٧ - إذا لم يقصد الذابح الأكل: ١٣٤٨ - وإذا قصد مجرد حل يمينه: - قال ابن مفلح: (وذكر شيخنا في «بطلان التحليل»: لو لم يقصد الأكل أو قصد مجرد حل يمينه لم يبح) [الفروع ٦/ ٣١٠ (١٠/ ٣٨٩ - ٣٩٠)] (١). ١٣٤٩ - إذا قطع أحد الأوداج مع الحلقوم أو المريء: - قال ابن مفلح: (وفي «الكافي» و «الرعاية»: يكفي قطع الأوداج، فقطع أحدهما مع الحلقوم أو المريء أولى بالحل، قاله شيخنا، وذكره رواية في الأولى، وذكر وجها: يكفي قطع ثلاث من الأربعة (٢)) [الفروع ٦/ ٣١٣ (١٠/ ٣٩٤)] (٣).
(١) «بيان الدليل» (٤٢٢). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في «شرح المقنع»: الحلقوم مجرى النفس، والمريء مجرى الطعام والشراب، والودجان عرقان محيطان بالحلقوم. ورأيت في مجموع فيه فتاوى منسوبة إلى الشيخ تقي الدين أجاب عنها، منها: فيمن ذبح شاة فقطع الحلقوم والودجين لكن فوق الجوزة؟ فأجاب: هذه المسألة فيها نزاع معروف، والصحيح أنها تحل، والله أعلم. قلت: وما صححه هو ما دل عليه كلام أشياخ المذهب، لكن لم يتعرض في السؤال والجواب إلى قطع المريء، والظاهر أنه قطع، وإنما قصد في السؤال كونه قطع من فوق الجوزة فقط). (٣) «مختصر الفتاوى المصرية» (٥١٩)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٨).