et ce, même si la créance pèse sur un débiteur insolvable ; Ibn ʿAqîl envisage toutefois une autre possibilité. S’agissant d’un supplément qui ne léserait pas (le nécessiteux), deux avis sont mentionnés. Dans ʿUyûn al-Masâʾil et al-Intiṣâr on le considère comme un prêt remboursable en équivalent, tandis que d’autres le jugent gratuit ; c’est l’opinion retenue par notre shaykh, à l’instar de la jouissance d’un bien selon l’avis le plus répandu) [al-Furūʿ 6/306 (10/382-383)] (1). Voir également ce qui précède à la question n° 807. 1344 – Quantité obligatoire en matière d’hospitalité : Ibn Muflih rapporte : « L’obligation d’hospitalité consiste à pourvoir à son besoin de nourriture ainsi qu’à un condiment. Dans al-Wâḍiḥ, il est précisé : pour son cheval, on fournira de la paille et non de l’orge ; certains estiment cependant qu’il convient de lui donner, à ce propos, l’équivalent du condiment (2). Notre shaykh a rendu obligatoire ce qu’impose l’usage reconnu, en disant : “comme pour l’entretien de l’épouse, du proche parent ou de l’esclave” (3). » [al-Furūʿ 6/308 (10/386-387)] (4). 1345 – Celui qui se prive des bonnes choses sans motif légitime : 1346 – À propos de ce qui a été rapporté concernant l’imâm Aḥmad, selon lequel il aurait délaissé la pastèque : Ibn Muflih dit : « Quiconque s’abstient des bonnes nourritures licites sans raison légale est blâmable et innovateur. Quant au récit affirmant que l’imâm Aḥmad aurait refusé de manger de la pastèque faute de savoir comment le Prophète ﷺ la consommait, c’est un mensonge, comme l’a précisé notre shaykh. » [al-Furūʿ 6/308 (10/387)] (5).
(1) Voir : Al-Fatâwa, vol. 29, p. 191 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 465. (2) Dans sa Hâchiya sur al-Furû‘, Ibn Qundus signale la lecture manuscrite suivante : « wa lifarasihi taban lā sha‘īr, wa yatawajjahu wajhun kazhmatin ». Une note marginale corrige en « ka-adamihi », signifiant que l’orge pour l’animal est à celui-ci ce que l’ādām (nourriture) est à l’être humain. (3) Dans l’édition 1 : « rafīq », tandis que l’édition 2 et le manuscrit (p. 359) confirment la lecture précédente. (4) Al-Fatâwa, vol. 35, p. 350 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 467. (5) Al-Fatâwa, vol. 32, p. 212 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 467.
ولو في ذمة معسر، وفيه احتمال لابن عقيل، وفي زيادة لا تجحف وجهان، وفي «عيون المسائل» و «الانتصار» قرضا بعوضه، وقيل: مجانا، واختاره شيخنا، كالمنفعة في الأشهر) [الفروع ٦/ ٣٠٦ (١٠/ ٣٨٢ - ٣٨٣)] (١). وانظر: ما تقدم في المسألة رقم (٨٠٧). ١٣٤٤ - القدر الواجب في الضيافة: - قال ابن مفلح: (والضيافة كفايته وأدم، وفي «الواضح»: ولفرسه تبن لا شعير، ويتوجه فيه وجه كأدمه (٢)، وأوجب شيخنا المعروف عادة قال: كزوجة وقريب ورقيق (٣)) [الفروع ٦/ ٣٠٨ (١٠/ ٣٨٦ - ٣٨٧)] (٤). ١٣٤٥ - من امتنع من الطيبات بلا سبب شرعي: ١٣٤٦ - وما ذكر عن الإمام أحمد من أنه امتنع من أكل البطيخ: - قال ابن مفلح: (ومن امتنع من الطيبات بلا سبب شرعي فمذموم مبتدع، وما نقل عن الإمام أحمد أنه امتنع من أكل البطيخ لعدم علمه بكيفية أكل النبي ﷺ كذب، ذكره شيخنا) [الفروع ٦/ ٣٠٨ (١٠/ ٣٨٧)] (٥).
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ١٩١) , «الاختيارات» للبعلي (٤٦٥). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قوله: «ولفرسه تبن لا شعير، ويتوجه وجه كذمة» كذا في النسخ، وكتب على حاشية نسخة: صوابه: «كأدمه»، والمراد أن الشعير للدابة كالأدم للآدمي). (٣) في ط ١: (رفيق)، والمثبت من ط ٢ والمخطوط (ص: ٣٥٩). (٤) «الفتاوى» (٣٥/ ٣٥٠) , «الاختيارات» للبعلي (٤٦٧). (٥) «الفتاوى» (٣٢/ ٢١٢)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٧).