ainsi que le simʿ — hybride issu d’une hyène et d’un loup —, le ʿisbār — hybride né d’une louve et d’un hyène mâle — ; et ce, même si les deux natures se distinguent nettement, comme pour un animal mis bas par une brebis dont une moitié serait agneau et l’autre moitié chien, selon notre Maître) [al-Furūʿ 6/297 (10/372)] (1). 1338 – Le lait d’une jument fécondée par un âne : Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh Abū l-ʿAbbās Ibn Taymiyya — qu’Allah sanctifie son âme — fut interrogé au sujet d’un âne ayant sailli une jument, laquelle tomba pleine ; le lait de la jument est-il licite ou illicite ? Il répondit : il est licite. En l’occurrence, le mâle n’exerce aucune incidence juridique sur le lait, contrairement à ce qui se passe chez les humains. En effet, le lait de la jument provient de son fourrage ; il suit donc le statut de sa chair. La saillie du mâle ne se transmet pas à ce lait, car elle n’y fait naître aucun interdit, alors que, chez l’homme, le lait de la nourrice crée un lien d’allaitement qui entraîne des interdictions de parenté. Ici, aucune prohibition ne se diffuse du géniteur, hormis à l’égard du poulain, conçu de lui et de la mère, raison pour laquelle il est majoritairement proscrit. Quant au lait, il ne se forme pas par la saillie mais à partir de l’alimentation ; il n’est donc pas illicite. Telle est, dans le détail, la formulation et la démonstration de ses propos. » [Miftāḥ Dār al-Saʿāda 2/687] 1339 – Le corbeau : Ibn Muflih dit : « Al-Khallāl rapporte qu’il existe cinq sortes de corbeaux : le ghudāf et le ghorāb al-bayn sont illicites ; le zāgh est permis, de même que le noir et le pie, à condition qu’ils ne se nourrissent pas de charognes ; tel est le sens de la parole d’Abū ʿAbd Allah. » Notre Maître ajoute : « S’il déclare licite le corbeau pie, l’ordre de le tuer n’a donc aucune incidence sur son statut juridique, bien qu’il l’ait également qualifié de “pervers (fāsiq)”. » Ḥarb et Abū l-Ḥārith rapportent encore : « On ne proscrit de la gent ailée que celui qui… »
(1) Al-Fatâwa, t. 35, p. 209 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 464.
وسِمْعٍ ــ ولد ضبع من ذئب ــ وعِسْبَارٍ ــ ولد ذئبة من ضبعان ــ ولو تميز، كحيوان من نعجة، نصفه خروف ونصفه كلب، قاله شيخنا) [الفروع ٦/ ٢٩٧ (١٠/ ٣٧٢)] (١). ١٣٣٨ - لبن الفرس التي أحبلها حمار: - قال ابن القيم: (وسئل شيخنا أبو العباس ابن تيمية قدس الله روحه عن حمار نزا على فرس، فأحبلها، فهل يكون لبن الفرس حلالا أو حراما؟ فأجاب: بأنه حلال، ولا حكم للفحل في اللبن في هذا الموضع، بخلاف الأناسي، لأن لبن الفرس حادث من العلف، فهو تابع للحمها، ولم يسر وطء الفحل إلى هذا اللبن، فإنه لا حرمة هناك تنتشر، بخلاف لبن الفحل في الأناسي، فإنه تنتشر به حرمة الرضاع، ولا حرمة هنا تنتشر من جهة الفحل، إلا إلى الولد خاصة، فإنه يتكون منه ومن الأم، فغلب عليه التحريم، وأما اللبن فلم يتكون بوطئه، وإنما تكون من العلف، فلم يكن حراما، هذا بسط كلامه وتقريره) [مفتاح دار السعادة ٢/ ٦٨٧]. ١٣٣٩ - الغراب: - قال ابن مفلح: (وذكر الخلال أن الغربان خمسة: الغُدَافُ وغراب البين يحرمان، والزاغ مباح، وكذا الأسود والأبقع إذا لم يأكلا الجيف، وأن هذا معنى قول أبي عبد الله. قال شيخنا: فإذا أباح الأبقع لم يكن للأمر بقتله أثر في التحريم، وقد سمَّاه فاسقا أيضا، وأن حربا وأبا الحارث رويا: لا ينهى عن الطير إلا ذي
(١) «الفتاوى» (٣٥/ ٢٠٩)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٤).