1335 – La chauve-souris (*khashâf*, également appelée *khuffâsh*) : Ibn Muflih rapporte : « Aḥmad jugeait la chauve-souris (1) répréhensible parce qu’elle serait le résultat d’une métamorphose. Notre maître a demandé : cette réprobation emporte-t-elle l’interdiction formelle ? Deux avis existent à ce sujet (2). » [al-Furūʿ 6/296 (10/371)]. 1336 – Ce que les Arabes tenaient pour repoussant : Ibn Muflih dit : « Pour Aḥmad et les premiers de ses compagnons, le dégoût exprimé par les Arabes ne pèse en rien ; si la Loi ne l’a pas déclaré illicite, la chose reste permise. C’est l’avis que notre maître a soutenu et retenu. Il précise que le premier à l’avoir formulé fut al-Khirakī, lequel visait les bêtes qui se nourrissent de charognes, puisqu’il suivait l’imam al-Shāfiʿī, lequel les a interdites pour cette raison. » [al-Furūʿ 6/297 (10/372)] (3). 1337 – L’animal issu d’un parent comestible et d’un autre non comestible : Ibn Muflih dit : « Il est interdit de manger un animal né d’une espèce licite et d’une espèce illicite ; Aḥmad l’a affirmé explicitement, comme pour la mule, … »
(1) Dans la première édition, on lit «al-khuffâsh», lecture confirmée dans la deuxième édition et dans le manuscrit (p. 357). (2) Dans Taṣḥîḥ al-Furûʿ, al-Mardâwî commente à propos de la formule «Ahmed a détesté al-khuffâsh car c’est un être monstrueux» que, selon son maître, il faut décider s’il s’agit d’une interdiction (harâm) ou d’une simple détestation (makrûh) : deux sens sont possibles. J’ai souligné que l’emploi absolu d’akrahâ («je déteste») chez l’imam Ahmad peut renvoyer tantôt à la makrûha, tantôt à l’interdiction, comme je l’ai précisé dans le sermon, et qu’il convient de se référer aux règles juridiques pour trancher. L’auteur semble réduire l’interdiction à l’avis de son maître — fondé sur le motif du «masakh» — sans tenir compte de la question de principe. En réalité, la position correcte est celle de l’interdiction, adoptée notamment dans al-Mughni, al-Muḥarrar, al-Sharḥ, Sharḥ Ibn Ruzayn, al-Ri‘âya al-Ṣuġrâ, al-Ḥâwiyân, etc., et privilégiée dans al-Ri‘âya al-Kubrâ ; l’autre opinion ne retient que la simple détestation. (3) Al-Fatâwâ, vol. 19, p. 24 ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 464.
١٣٣٥ - الخشاف (الخفاش): - قال ابن مفلح: (وكره أحمد الخشاف (١) لأنه مسخ، قال شيخنا: هل هي للتحريم؟ فيه وجهان (٢)) [الفروع ٦/ ٢٩٦ (١٠/ ٣٧١)]. ١٣٣٦ - ما يستخبثه العرب: - قال ابن مفلح: (وعند أحمد وقدماء أصحابه: لا أثر لاستخباث العرب فإن لم يحرمه الشرع حل، قاله شيخنا واختاره، وأن أول من قاله الخرقي، وأن مراده ما يأكل الجيف، لأنه تبع الشافعي، وهو حرمه بهذه العلة) [الفروع ٦/ ٢٩٧ (١٠/ ٣٧٢)] (٣). ١٣٣٧ - المتولد من مأكول وغيره: - قال ابن مفلح: (ويحرم متولد من مأكول وغيره، نص عليه، كبغل،
(١) في ط ١: (الخفاش)، والمثبت من ط ٢ والمخطوط (ص: ٣٥٧). (٢) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (قوله: «وكره أحمد الخفاش لأنه مسخ، قال شيخنا: هل هو للتحريم؟ فيه وجهان» انتهى. قلت: قد أطلق المصنف في قول الإمام أحمد «أكره كذا» وجهين هل هو للكراهة أو التحريم، وصححنا ذلك في الخطبة، وذكرنا من قدم وأطلق، وذكرنا أن الصواب الرجوع في ذلك إلى القوانين، فإن دلت على تحريم أو كراهة عمل به، لكن هل هذه المسألة من ذلك القبيل أم لا؟ ظاهر كلام المصنف أنها ليست من ذلك القبيل إلا عند شيخه، ويؤيده قوله «لأنه مسخ» ويحتمل أنه لم يستحضر أصل المسألة، إذا علم ذلك فأحد الوجهين: أنه يحرم، وهو الصحيح، جزم به في «المغني» و «المحرر» و «الشرح» و «شرح ابن رزين» و «الرعاية الصغرى» و «الحاويين» وغيرهم، وقدمه في «الرعاية الكبرى»، والوجه الثاني: يكره). (٣) «الفتاوى» (١٩/ ٢٤)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٤).