1326 – Les administrateurs du fay’ ne sont pas autorisés à en retenir plus que le strict nécessaire : – Ibn Mufliḥ déclare : « Les détenteurs du fay’ n’ont pas le droit d’en prélever au-delà du besoin, comme lorsqu’ils concèdent des terres et les affectent à ce qui n’est pas indispensable ou aux personnes qu’ils privilégient ; tel est l’avis de notre shaykh et d’autres. » [al-Furūʿ 6/291 (10/360)] (1). 1327 – S’il s’empare, sans droit, d’un bien du Bayt al-mâl ou d’un waqf destiné à l’intérêt général : 1328 – Et s’il détériore un bien appartenant au Bayt al-mâl : – Ibn Mufliḥ dit : « Le Bayt al-mâl est la propriété de l’ensemble des musulmans ; celui qui y cause un dommage doit en répondre. Il est illicite d’y puiser sans l’autorisation de l’imâm. Il l’a mentionné dans ʿUyūn al-Masāʾil, puis dans al-Intiṣār et ailleurs, où l’on trouve également : il ne lui est pas permis d’en faire aumône, il doit plutôt le remettre à l’imâm ; c’est le sens évident de leurs propos concernant le vol qui y est commis. Notre shaykh l’a confirmé : quiconque en détruit quelque chose en est garant. « Il en va de même pour une dotation affectée à une cause publique, tel un mosquée ou un legs destiné à l’intérêt général. « Il n’est pas concevable qu’un bien détenu en commun par un groupe indéterminé de personnes puisse être qualifié de propriété, qu’il s’agisse du Bayt al-mâl, des biens *mubâḥ* (libres d’usage) ou d’un waqf sans bénéficiaire spécifié, même si, par la distribution, l’utilisation, la décision d’un juge ou autre, le bénéficiaire finit par être désigné ; la notion de propriété exige en effet un détenteur déterminé. Ces biens relèvent donc soit du domaine public, soit d’une zone intermédiaire entre le domaine public et la propriété privée, contrairement à ce qui est partagé entre deux ayants droit identifiés. » [al-Furūʿ 6/292-293 (10/362-363)]. 1329 – Si les agents du Bayt al-mâl détournent des fonds ou acceptent cadeaux et pots-de-vin : 1330 – Lorsqu’une personne sait qu’une partie de ce qu’elle a hérité est illicite mais ignore le montant concerné : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit, à propos de ses employés : si eux-mêmes détournent des fonds du Bayt al-mâl et acceptent un présent… »
(1) Al-Fatâwâ, vol. 28, p. 266-268 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Bâ‘lî, p. 462.
١٣٢٦ - ليس لولاة الفيء أن يستأثروا منه فوق الحاجة: - قال ابن مفلح: (وليس لولاة الفيء أن يستأثروا منه فوق الحاجة كالإقطاع يصرفونه فيما لا حاجة إليه أو إلى من يهوونه، قاله شيخنا وغيره) [الفروع ٦/ ٢٩١ (١٠/ ٣٦٠)] (١). ١٣٢٧ - إذا أخذ شيئا من بيت المال أو وقف على جهة عامة بغير حق: ١٣٢٨ - وإذا أتلف شيئا من بيت المال: - قال ابن مفلح: (وبيت المال ملك للمسلمين يضمنه متلفه، ويحرم إلا بإذن إمام، ذكره في «عيون المسائل»، وذكره في «الانتصار» وغيره، وفيه: لا يجوز له الصدقة ويسلمه للإمام، وهو ظاهر كلامهم في السرقة منه. وقاله شيخنا، وأنه لو أتلفه ضمنه. وكذا قال في وقف على جهة عامة، كمسجد أو موصى به لجهة عامة. قال: ولا يتصور في المشترك بين عدد موصوف غير معين أن يكون مملوكا، نحو بيت المال والمباحات والوقف على مطلق، سواء تعين المستحق بالإعطاء أو بالاستعمال أو بالفرض والتنزيل أو غيره، فإن المالك يعتبر كونه معينا، ولكن هو مباح أو متردد بين المباح والمملوك، بخلاف المشترك بين معنيين) [الفروع ٦/ ٢٩٢ - ٢٩٣ (١٠/ ٣٦٢ - ٣٦٣)]. ١٣٢٩ - إذا اختان عمال بيت المال أو قبلوا الهدية والرشوة: ١٣٣٠ - وإذا علم الإنسان تحريم بعض ما ورثه وجهل قدره: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا في عماله: إذا اختانوا منه وقبلوا هدية
(١) «الفتاوى» (٢٨/ ٢٦٦ - ٢٦٨)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦٢).