– On a interprété la parole d’Aḥmad ainsi : l’intéressé est exécuté si l’imâm estime que l’intérêt général l’exige ; il a ensuite rapporté les deux avis relatifs à ses biens, et précisé que l’insulteur du Prophète ﷺ doit être mis à mort, car il s’agit d’une diffamation visant un défunt ; sa repentance ne fait donc pas tomber la peine. [al-Furūʿ 6/286-288 (10/354-356)].
– Il a également dit : « Notre shaykh rapporte qu’Aḥmad, à propos d’un dhimmī* (non-musulman sous pacte) ayant commis la fornication avec une musulmane, a statué qu’il doit être exécuté. On lui demanda : “Et s’il se convertit ?” — Il répondit : “Il est tout de même exécuté ; la peine est déjà devenue obligatoire.” Selon notre avis, l’imâm a toutefois le choix à son sujet ; il est légitime de l’inviter à revenir sous le régime de la dhimma, car son acceptation reste permise après cela, mais cette invitation n’est pas obligatoire selon la version unique. Dans une autre narration, nous la rendons obligatoire par l’entrée en islam. Et, d’après une version citée par al-Khaṭṭābī (1), l’exécution est levée si le dhimmī se convertit, bien qu’il ne soit pas convié à la repentance, à l’instar d’un prisonnier de guerre. » [al-Furūʿ 6/288 (10/357)] (2).
– Il a encore dit : « Notre shaykh a déclaré que quiconque s’empare de musulmans par la force et les transporte en dār al-ḥarb (territoire ennemi) doit, selon l’opinion manifeste d’Aḥmad, être exécuté même après sa conversion à l’islam ; c’est ce qui concorde le mieux avec le Livre et la sunna, à l’image du brigand armé. » [al-Furūʿ 6/288 (10/357)] (3).
1322 – Lorsque les gens de la dhimma enfreignent l’une des clauses du pacte :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Ils ont dit (4) : “Nous t’en garantissons l’observance pour nous-mêmes, nos enfants, nos épouses et nos indigents ; mais si, un jour, nous modifions ou contredisons ce que nous nous sommes imposé et accepté en échange de la sécurité, nous ne bénéficierons plus d’aucune dhimma ; il t’est alors permis à notre encontre ce qui l’est envers les gens de l’hostilité et de la dissension.” »