79 – Lorsqu’il est impossible d’utiliser ni l’eau ni la terre :
Ibn Mufliḥ a dit : « Si l’on se trouve dans l’impossibilité d’employer ni eau ni terre – c’est bien le sens de leur formule : “celui qui ne trouve ni eau ni terre” –, on interrogea al-Qâḍî sur le cas d’un résident frappé d’un empêchement rare et non continu qui fit le tayammum, puis répéta sa prière comme s’il avait été empêché de se purifier par l’eau ou la terre. Il répondit en évoquant les deux versions rapportées à propos de l’inexistence (d’eau et de terre). Dans cette situation, on n’accomplit que la prière obligatoire, sans rien ajouter au strict minimum requis. Quant à notre maître, il estime qu’il est permis de faire autant de prières que l’on souhaite, car il n’y a pas d’interdiction en cas d’incapacité, et parce que, selon l’apparence de leurs propos, l’intéressé a le droit de dépasser ce qui suffit légalement. Telles sont ses paroles. » [Al-Furūʿ, 1/222 (1/292-293)] (1).
80 – Devoir de celui qui ne peut ni se purifier à l’eau ni à la terre – et dont nous disons qu’il doit répéter la prière :
Ibn Mufliḥ a rapporté la divergence au sujet de celui qui n’a ni eau ni terre et qui a prié dans cet état : doit-il ou non reprendre la prière ? Puis il a ajouté : « La reprise incombe à la prière (2) si, dans son créneau horaire, la personne trouve le moyen de la refaire ; sinon, son cas est assimilé à celui du fidèle ayant fait le tayammum puis trouvé de l’eau. Il en va de même pour celui dont l’excuse disparaît dans ce même laps de temps : l’obligation de reprise y fait l’objet d’un désaccord. Son devoir est alors la seconde prière. Abû al-Maʿâlî rapporte qu’un avis prescrit la première, un autre les deux, et c’est cette dernière position que notre maître a retenue dans son Sharḥ al-ʿUmda. » [Al-Furūʿ, 1/222 (1/293-294)] (3).
(1) Sharh al-ʿUmda (vol. 1, p. 455).
(2) Dans l’édition 1 : (faʿalayhi).
Ibn Qundus, dans sa Hachiya sur al-Furuʿ, écrit : « Autrement dit, selon la version de l’iʿāda (reprise) si celle-ci est possible dans la prière ; sinon, c’est comme un tayammum (ablution sèche) auquel on offre de l’eau ; autrement dit, si l’on n’adopte pas la version de l’iʿāda puis qu’on la suppose possible pendant la prière, on se retrouve dans la situation d’un tayammum qui trouve de l’eau. »
(3) Sharh al-ʿUmda (vol. 1, p. 436). L’auteur précise : « Il semble que chacun des deux actes soit un fard (obligation) ; il lui incombe donc d’accomplir deux prières, car chacune comporte un défaut que l’autre vient compenser. »
٧٩ - إذا تعذر استعمال الماء والتراب:
- قال ابن مفلح: (وإن تعذر استعمال ماء وتراب ــ وهو معنى قولهم: من لم يجد ماء ولا ترابا، وقيل للقاضي في التيمم في حضر عذر نادر وغير متصل فأعاد كما لو منع من الطهارة بالماء والتراب؟ فأجاب بالروايتين في مسألة العدم ــ صلَّى فرضا فقط ولا يزيد على ما يجزئ، وعند شيخنا: يتوجه فعل ما شاء، لأنه لا تحريم مع العجز، ولأن له أن يزيد على ما يجزئ في ظاهر قولهم. كذا قال) [الفروع: ١/ ٢٢٢ (١/ ٢٩٢ ــ ٢٩٣)] (١).
٨٠ - فرض من تعذر عليه استعمال الماء والتراب ــ وقلنا عليه الإعادة ــ:
- ذكر ابن مفلح الخلاف في من كان عادما للماء والتراب، وصلى على حاله، فهل عليه الإعادة أم لا؟ ثم قال: (فعليها (٢) إن قدر فيها خرج، وإلا فكمتيمم يجد الماء، وكذا متيمم زال عذره فيها، في إعادته خلاف، وفرضه الثانية، وقال أبو المعالي: وقيل: الأولى، وقيل: هما، واختاره شيخنا في «شرح العمدة») [الفروع: ١/ ٢٢٢ (١/ ٢٩٣ ــ ٢٩٤)] (٣).
(١) «شرح العمدة» (١/ ٤٥٥).
(٢) في ط ١: (فعليه).
وقال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: على رواية الإعادة إن قدر فيها، أي: الصلاة، وإلا فكمتيمم يجد الماء، أي: وإن لم نقل بالإعادة ثم قدر في الصلاة، فهو كمتيمم يجد الماء) ا. هـ.
(٣) «شرح العمدة» (١/ ٤٣٦) ونصه: (ويتوجه أن يكون كل منهما فرضا، وإنما وجب عليه صلاتان لاشتمال كل واحدة على نوع من النقص ينجبر بالأخرى) ا. هـ.