Notre maître a dit : Dans l’une comme dans l’autre hypothèse, le pacte implique qu’ils ne doivent jamais rendre publique la moindre critique de notre religion ; dès qu’ils le feraient, ils auraient rompu leur engagement et porté atteinte à la foi. Ils entrent alors, tant par le libellé que par le sens, dans la portée générale du verset, et une telle généralité équivaut à un texte explicite. [Aḥkām Ahl al-Dhimmah 2/816-820] (1). Ibn Mufliḥ a déclaré : « Celui qui rompt le pacte en gagnant la dâr al-ḥarb (territoire ennemi) est traité comme un prisonnier de guerre. Celui qui le rompt d’une autre manière, le texte d’Aḥmad prévoit qu’il soit mis à mort. Certains ont dit que son exécution s’impose ; l’avis le plus répandu est que l’imâm a le choix à son sujet, comme pour tout ennemi combatif. Abû al-Faraj a indiqué que tout acte qui nous porte préjudice, ou tout manquement aux clauses de ʿUmar, doit être abandonné ; s’il s’y adonne, son pacte est annulé. S’il embrasse l’islam, il devient interdit de le tuer – c’est l’avis rapporté par plusieurs. Al-Mustawʿab précise qu’il est réduit en esclavage ; et si, esclave, il se convertit ensuite, son esclavage demeure. Il a également été dit ⦗2⦘ : quiconque rompt son engagement sans nous combattre est reconduit vers un lieu sûr. L’interdiction de le mettre à mort concerne tous les cas, sauf celui qui insulte le Prophète ; à son propos, la divergence est la même qu’à propos de l’apostat. C’est pourquoi al-Mustawʿab s’est borné à rapporter, d’après Ibn Abî Mûsâ, que l’insulteur du Prophète ﷺ est exécuté même s’il se convertit à l’islam ; Ibn al-Bannâ l’a confirmé dans al-Khiṣāl. Notre Shaykh a jugé que c’est l’opinion correcte de l’école et a rappelé ce qui a déjà été dit au sujet de la calomnie visant la mère du Prophète ﷺ. Que al-Sâmarî se limite à cette position tout en citant la divergence sur la repentance du musulman insultant révèle une lacune ; il mentionne en effet ce qui figure dans al-Irshâd et al-Hidâya, alors qu’une narration contraire – rapportée auparavant par plusieurs – existe, et l’on a avancé que l’insulte a pu être prononcée par erreur et non par conviction. Le ḥadd (châtiment légal) pour la fornication a déjà été exposé, de même que la règle régissant ses biens. Dans al-Khilâf, au sujet de celui qui a rompu son pacte puis s’est repenti, il est dit que l’imâm dispose à son égard du même choix que pour un captif.
(1) Voir : al-Sarim al-Masloul, t. 2, p. 35-40. (2) Selon certains, cette mention a été ajoutée à la 2e édition et dans le manuscrit (p. 356).
قال شيخنا: فعلى التقديرين فقد اقتضى العقد ألا يظهروا شيئا من عيب ديننا، وأنهم متى أظهروه فقد نكثوا وطعنوا في الدين، فيدخلون في عموم الآية لفظا ومعنى، ومثل هذا العموم يبلغ درجة النص) [أحكام أهل الذمة ٢/ ٨١٦ - ٨٢٠] (١). - وقال ابن مفلح: (ومن نقضه بلحوقه بدار حرب فكأسير حربي، ومن نقضه بغيره فنصه: يقتل، قيل: يتعين قتله، والأشهر: يخير فيه، كحربي، وذكر أبو الفرج أن ما فيه ضرر علينا، أو ما في شروط عمر= يلزمه تركه وينتقض بفعله. ويحرم بإسلامه قتله، ذكره جماعة، وفي «المستوعب»: رقه «و: هـ ش» وإن رق ثم أسلم بقي رقه، وقيل (٢): من نقض عهده بغير قتالنا ألحق بمأمنه، والمراد بتحريم القتل غير الساب، وأنه فيه الخلاف الذي في المرتد، ولهذا اقتصر في «المستوعب» على ما ذكره ابن أبي موسى أن ساب النبي ﷺ يقتل ولو أسلم، وكذا ذكره ابن البنا في «الخصال»، وذكر شيخنا أنه صحيح المذهب، وذكر ما تقدم في قذف أم النبي ﷺ ، وأن اقتصار السامري على هذا مع ذكره الخلاف في توبة المسلم الساب فيه خلل، لأنه ذكر ما في «الإرشاد» و «الهداية»، وأن عكس هذه رواية تقدمت، ذكرها جماعة، وأنه قد توجه بأنه قد يكون وقع غلطا من المسلم لا اعتقادا له، وتقدم حد الزنا وتقدم حكم ماله. وفي «الخلاف» فيمن انتقض عهده وتاب: أنه يخير فيه كالأسير،
(١) انظر: «الصارم المسلول» (٢/ ٣٥ - ٤٠). (٢) (وقيل) استدركت من ط ٢ والمخطوط (ص: ٣٥٦).