et entre celui chez qui l’on constate la commission d’un acte expressément interdit par le pacte, acte qui porte un tort manifeste aux musulmans et à la religion ; assimiler l’un de ces deux cas à l’autre est donc sans fondement. La cinquième réponse vient éclairer ce point : le *nakth* (rupture) consiste à contrevenir au pacte ; dès qu’ils contredisent l’une quelconque des clauses convenues, il y a *nakth*. Le mot provient de l’expression *nakth al-ḥabl* (« détricoter la corde »), c’est-à-dire rompre ses torsades. Or la corde peut être rompue en ne coupant qu’un seul fil aussi bien qu’en coupant tous les fils ; il peut subsister assez de fibres pour qu’elle tienne encore, ou bien se relâcher complètement. Ainsi, une telle infraction de la part du bénéficiaire du pacte peut, dans certains cas, annuler celui-ci totalement au point de le faire passer à l’état de belligérant, ou bien n’en effilocher que certains liens, ce qui rend alors licite de le châtier ; de même, la disparition de certaines conditions dans un contrat de vente, de mariage ou autre peut soit l’annuler purement et simplement, soit seulement autoriser sa résiliation ou son maintien. Quant à l’opinion selon laquelle toute contravention, quelle qu’elle soit, met fin au pacte, elle apparaît chez al-Qâḍî dans son *Taʿlîq*. Al-Qâḍî argue en effet que, s’ils viennent à afficher un acte répréhensible en territoire d’islam — par exemple bâtir de nouvelles synagogues ou églises, faire retentir leurs Écritures à haute voix, sonner les cloches, élever leurs constructions au-dessus de celles des musulmans, exposer ouvertement vin ou porc, ou encore adopter ce qu’on leur a interdit d’emprunter aux musulmans en matière d’habillement, de montures, de coiffures ou de kunyas —, alors le pacte serait rompu. La réponse est la suivante : certains de nos érudits, et c’est l’opinion qui ressort des paroles d’al-Khirâqî, estiment bien que le pacte est rompu par de tels actes — puisqu’il a dit : « Quiconque rompt le pacte par la contravention à l’une quelconque des clauses convenues redevient un belligérant. » Sur ce point, nous ne souscrivons pas. Et, à supposer même que nous y souscrivions, il est établi, pour les actes mentionnés, qu’ils ne causent aucun tort direct aux musulmans ; ils n’en ont été dissuadés qu’en raison de la réprobation qu’entraîne leur ostentation. Il n’en va pas de même pour notre sujet : ici, l’acte porte réellement préjudice aux musulmans. La différence est donc manifeste. Fin de sa parole.
وبين من وجد منه فعل ما منع منه العهد مما فيه غاية الضرر بالمسلمين وبالدين، فإلحاق أحدهما بالآخر باطل. يوضح ذلك الجواب الخامس: أن النكث هو مخالفة العهد فمتى خالفوا شيئا مما صولحوا عليه فهو نكث مأخوذ من نكث الحبل، وهو نقض قواه، ونكث الحبل يحصل بنقض قوة واحدة، كما يحصل بنقض جميع القوى، لكن قد يبقى من قواه ما يتمسك به الحبل، وقد يهن بالكلية. وهذه المخالفة من المعاهد قد تبطل العهد بالكلية حتى تجعله حربيا، وقد تشعث العهد حتى تبيح عقوبتهم، كما أن فقد بعض الشروط في البيع والنكاح وغيرهما قد يبطله بالكلية وقد يبيح الفسخ والإمساك. وأما من قال: ينتقض العهد بجميع المخالفات فظاهر على قول قاله القاضي في «التعليق». واحتج القاضي بأنهم لو أظهروا منكرا في دار الإسلام مثل: إحداث البيع والكنائس في دار الإسلام، ورفع الأصوات بكتبهم، والضرب بالنواقيس، وإطالة البناء على أبنية المسلمين، وإظهار الخمر والخنزير، وكذلك ما أخذ عليهم تركه من التشبه بالمسلمين في ملبوسهم ومركوبهم وشعورهم وكناهم، قال: والجواب أن من أصحابنا من جعله ناقضا للعهد بهذه الأشياء، وهو ظاهر كلام الخرقي، فإنه قال: ومن نقض العهد بمخالفة شيء مما صولحوا عليه عاد حربيا، فعلى هذا لا نسلم، وإن سلمناه فلما تبين فيها أنه لا ضرر على المسلمين فيها، وإنما نهوا عن فعلها لما في إظهارها من المنكر، وليس كذلك في ملتنا؛ لأن في فعلها ضررا بالمسلمين فبان الفرق. انتهى كلامه.