d’une question à l’autre, et considérer les deux versions rapportées dans ces deux passages comme deux questions distinctes, alors même qu’il existe (1) une divergence manifeste, aussi bien dans le texte que dans l’argumentation, et qu’il se trouve un sens susceptible de justifier la distinction qu’il n’est pas permis d’écarter : une telle extrapolation n’est donc pas exclue.) [Aḥkām Ahl al-Dhimmah, 797-801] (2).
Il dit encore — après avoir cité, parmi les preuves de ceux qui estiment qu’il faut mettre à mort le dhimmî lorsqu’il s’en prend à notre religion, la parole du Très-Haut : « S’ils rompent leurs serments après avoir conclu leur pacte et s’attaquent à votre religion, combattez alors les chefs de l’incroyance… » (at-Tawba, 9 : 12), puis après l’objection soulevée par les contradicteurs qui affirment : « Le verset montre que l’on combat celui qui rompt son pacte ET porte atteinte à la religion ; d’où tenez-vous qu’on combat aussi celui qui attaque la religion sans avoir rompu le pacte ? » — il répondit par plusieurs arguments, dont voici le quatrième :
« Lorsque le dhimmî insulte Allah et le Messager ou dénigre publiquement l’islam, il a bel et bien rompu son serment et attaqué notre religion. Il n’existe aucune divergence parmi les musulmans : il doit être puni d’une peine exemplaire et dissuasive. Il est donc établi qu’il ne disposait pas d’un accord l’autorisant à le faire ; car, s’il avait été couvert par un tel accord, aucune peine ne pourrait lui être appliquée — tout comme il n’est pas châtié pour la consommation de vin ou de porc, et ce qui leur ressemble. Or, si nous l’avons engagé à ne pas porter atteinte à notre religion et qu’il le fait tout de même, il aura rompu son serment après son engagement ; il faut donc le mettre à mort, en vertu du texte même du verset. »
Notre shaykh commente : « Il s’agit là d’une preuve on ne peut plus claire, car notre adversaire reconnaît que le pacte conclu entre nous le lui interdit ; il prétend cependant que toute interdiction n’entraîne pas la rupture du pacte — comme le fait de boire du vin ou d’exhiber du porc. La différence, toutefois, est qu’il existe des interdictions dont la transgression ne nous cause aucun tort manifeste, telles que l’abandon du signe distinctif, la consommation de vin ou l’exposition de porc, … »
(1) Tel quel dans le texte original, et dans «al-Sarim» : (maʿa wujūd).
(2) Al-Sarim al-Maslul, tome 2, p. 19.
إحدى المسألتين إلى الأخرى، وجعل الروايتين في الموضعين مسألتين لوجود (١) الفرق بينهما نصا واستدلالا، ولوجود معنى يجوز أن يكون مستندا للفرق غير جائز، ولم يخرج التخريج) [أحكام أهل الذمة ٧٩٧ ــ ٨٠١] (٢).
- وقال ــ بعد أن ذكر ضمن أدلة من قال بقتل الذمي إذا طعن في ديننا، قوله تعالى: ﴿وَإِنْ نَكَثُوا أَيْمَانَهُمْ مِنْ بَعْدِ عَهْدِهِمْ وَطَعَنُوا فِي دِينِكُمْ فَقَاتِلُوا أَئِمَّةَ الْكُفْرِ﴾ [التوبة: ١٢]، واعتراض المخالفين بقولهم: الآية تدل على أن من نقض عهده وطعن في الدين فإنه يقاتل، فمن أين لكم أن من طعن في الدين ولم ينقض العهد يقاتل؟ ثم أجاب عن ذلك بأجوبة إلى أن قال ــ: (الجواب الرابع: أن الذمي إذا سب الله والرسول أو عاب الإسلام علانية فقد نكث يمينه وطعن في ديننا، ولا خلاف بين المسلمين أنه يعاقب على ذلك بما يردعه وينكل به، فعلم أنه لم يعاهدنا عليه، إذ لو كان معاهدا عليه لم تجز عقوبته عليه، كما لا يعاقب على شرب الخمر وأكل الخنزير ونحو ذلك، وإذا كنا عاهدناه على ألا يطعن في ديننا ثم طعن فقد نكث يمينه من بعد عهده، فيجب قتله بنص الآية.
قال شيخنا: وهذه دلالة ظاهرة جدا، لأن المنازع سلم لنا أنه ممنوع من ذلك بالعهد الذي بيننا وبينه، لكنه يقول: ليس كل ما منع منه ينقض عهده كإظهار الخمر والخنزير، ولكن الفرق بين من وجد منه فعل ما منع منه العهد مما لا يضر بنا ضررا بينا كترك الغيار مثلا وشرب الخمر وإظهار الخنزير،
(١) كذا بالأصل، وفي «الصارم»: (مع وجود).
(٢) «الصارم المسلول» (٢/ ١٩).