De même, le qâḍî déclare, dans « At-Taʿlîq », après avoir rappelé que les textes explicites considèrent ces actes et ces paroles comme rompant le pacte : « Il existe toutefois une autre version selon laquelle le pacte n’est rompu que lorsque les protégés refusent de verser la jizya et de se soumettre à nos sentences. » Il rapporte ensuite la parole d’Aḥmad stipulant que, si un dhimmî accuse un musulman d’adultère (qadhf), il est frappé. Il en conclut qu’une telle calomnie ne rompt pas le pacte, bien qu’elle porte atteinte à l’honneur du musulman. Un groupe de ses disciples, puis d’autres — le sharîf Abû Jaʿfar, Abû al-Khaṭṭâb, Ibn ʿAqîl et al-Ḥalwânî — l’ont suivi et ont affirmé qu’il n’existe aucune divergence : si les protégés refusent de s’acquitter de la jizya et d’obéir aux prescriptions de la religion, leur pacte est annulé. Pour tous les actes et paroles qui nuisent aux musulmans, collectivement ou individuellement, dans leur personne, leurs biens ou leur religion — tel l’outrage adressé au Messager d’Allah ﷺ — ils rapportent deux versions : selon la première, le pacte est rompu ; selon la seconde, il ne l’est pas et seule la peine légale est appliquée. Ils reconnaissent pourtant unanimement que l’opinion adoptée dans l’école est la rupture du pacte. Le qâḍî et la majorité n’ont donc pas compté la calomnie d’un musulman parmi les préjudices entraînant la rupture, alors même que la version dérivée provient du texte même relatif au qadhf. Abû al-Khaṭṭâb et ceux qui l’ont suivi ont, pour leur part, étendu à cette calomnie le même jugement que pour les autres faits, et inversement, si bien qu’ils ont rapporté deux versions concernant la rupture du pacte pour cause de calomnie. En outre, tous ces auteurs, ainsi que le reste des compagnons de l’école, ont traité ailleurs de l’injure faite au Prophète ﷺ ; ils y affirment que son insulteur doit être mis à mort, fût-il dhimmî, et que son pacte est rompu, en citant les textes d’Aḥmad sans aucune divergence dans l’école. Seul al-Ḥalwânî a déclaré : « Il se peut que celui qui insulte Allah et Son Messager ne soit pas exécuté s’il appartient aux gens sous protection. »
وكذلك قال في «التعليق» بعد أن ذكر أن المنصوص انتقاض العهد بهذه الأفعال والأقوال، قال: وفيه رواية أخرى لا ينتقض عهده إلا بالامتناع من بذل الجزية، وجري أحكامنا عليهم، ثم ذكر نص أحمد على أن الذمي إذا قذف المسلم يضرب. قال: فلم يجعله ناقضا للعهد بقذف المسلم، مع ما فيه من الضرر عليه بهتك عرضه، وتبع القاضي جماعة من أصحابه ومن بعدهم كالشريف أبي جعفر وأبي الخطاب وابن عقيل والحلواني فذكروا أنه لا خلاف أنهم إذا امتنعوا من أداء الجزية والتزام أحكام الملة انتقض عهدهم. وذكروا في جميع هذه الأفعال والأقوال التي فيها الضرر على المسلمين وآحادهم في نفس أو مال أو فيها غضاضة على المسلمين في دينهم مثل سب رسول الله ﷺ وما معه روايتين: إحداهما: ينتقض العهد، والأخرى: لا ينتقض عهده، ويقام فيه الحد، مع أنهم كلهم متفقون على أن المذهب انتقاض العهد بذلك. ثم إن القاضي والأكثرين لم يعدوا قذف المسلم من الأمور المضرة الناقضة، مع أن الرواية المخرجة إنما خرجت من نصه في القذف، وأما أبو الخطاب ومن تبعه فإنهم نقلوا حكم تلك الخصال إلى القذف كما نقلوا حكم القذف إليها، حتى حكوا في انتقاض العهد بالقذف روايتين. ثم إن هؤلاء كلهم وسائر الأصحاب ذكروا مسألة سب النبي ﷺ في موضع آخر، وذكروا أن سابه يقتل وإن كان ذميا، وأن عهده ينتقض، وذكروا نصوص أحمد من غير خلاف في المذهب، إلا أن الحلواني قال: ويحتمل ألا يقتل من سب الله ورسوله إذا كان ذميا.