déclara alors le Prophète ﷺ : « Témoignez que le sang de cette femme est sans indemnité. »
Notre shaykh poursuit : « Il est possible que ce récit corresponde au premier, comme le laissent entendre les paroles de l’imâm Aḥmad ; en effet, on lui demanda, dans la version rapportée par son fils ʿAbd Allâh, s’il existait des ḥadiths au sujet de l’exécution d’un dhimmî qui aurait injurié (le Prophète). Il répondit : “Oui ; parmi eux se trouve le ḥadith de l’aveugle qui tua la femme ; j’ai entendu qu’elle insultait le Prophète ﷺ.” Puis ʿAbd Allâh transmit de lui les deux récits. Dans cette hypothèse, l’aveugle l’aurait d’abord étouffée avant de lui ouvrir le ventre, ou bien la manière exacte de la mise à mort n’a pas été conservée dans l’une des deux chaînes. Cette interprétation est confortée par le fait qu’il est peu vraisemblable que deux événements identiques se soient produits : deux aveugles, chacun ayant une femme qui lui témoignait de la bienveillance tout en persistant à insulter (le Prophète), que chacun l’ait tuée seul, et que, dans les deux cas, le Messager d’Allah ﷺ ait interpellé l’assemblée à ce sujet. Selon cette lecture, la femme exécutée était juive, comme l’explicite la version détaillée. Il reste toutefois possible qu’il s’agisse véritablement de deux incidents distincts, ainsi que l’indiquent les textes pris au pied de la lettre. » [Aḥkâm ahl adh-dhimma 2/830-834] (1).
– Il a également dit : « … Ibn Abî Uways rapporte : Ibrâhîm ibn Jaʿfar al-Hârithî m’a transmis, d’après son père, d’après Jâbir : lorsque (2) survint l’affaire entre le Prophète ﷺ et Banû Qurayẓa – ainsi dans le texte ; notre shaykh dit : “Je pense qu’il faut lire : Banû Qaynuqâʿ” –, Kaʿb ibn al-Ashraf se tint à l’écart, gagna La Mecque et y demeura, disant : ‘Je ne l’aiderai pas et ne le combattrai pas.’ On l’interrogea à La Mecque : ‘Notre religion est-elle meilleure ou celle de Muḥammad et de ses compagnons ?’ Il répondit : ‘Votre religion est meilleure et plus ancienne que celle de Muḥammad ; la religion de Muḥammad est récente.’ » [Aḥkâm ahl adh-dhimma 2/854-855] (3).
– Il a encore dit : « Notre shaykh a fait remarquer que certains esprits légers se sont laissé troubler par une pseudo-ambiguïté concernant le meurtre de Ibn…»
(1) Al-Sarim al-Maslul, vol. 2, pp. 125-127 et 140-144.
(2) À l’origine : « lammā qāla » (lorsqu’il dit) ; la correction est empruntée à Al-Sarim al-Maslul.
(3) Al-Sarim al-Maslul, vol. 2, p. 169.
النبي ﷺ : «ألا اشهدوا أن دمها هدر» ...
قال شيخنا: فهذه القصة يمكن أن تكون هي الأولى وعليه يدل كلام الإمام أحمد، لأنه قيل له في رواية ابنه عبد الله: في قتل الذمي إذا سب أحاديث؟ قال: نعم، منها حديث الأعمى الذي قتل المرأة، قال سمعتها: تشتم النبي ﷺ . ثم روى عنه عبد الله كلا الحديثين، وعلى هذا فيكون قد خنقها وبعج بطنها، أو تكون كيفية القتل غير محفوظة في إحدى الروايتين، ويؤيد ذلك أن وقوع قصتين مثل هذه لأعميين كل منهما كانت المرأة تحسن إليه وتكرر الشتم، وكلاهما قتلها وحده، وكلاهما نشد رسول الله ﷺ فيها الناس= بعيد في العادة، وعلى هذا التقدير المقتولة يهودية كما جاء مفسرا في تلك الرواية، ويمكن أن تكونا قصتين كما يدل عليه ظاهر الحديثين) [أحكام أهل الذمة ٢/ ٨٣٠ - ٨٣٤] (١).
- وقال أيضا: ( ... أن ابن أبي أويس قال: حدثني إبراهيم بن جعفر الحارثي عن أبيه عن جابر قال: لما (٢) كان من أمر النبي ﷺ وبني قريظة ــ كذا فيه، قال شيخنا: أحسبه: وبني قينقاع ــ اعتزل ابن الأشرف ولحق بمكة وكان فيها، وقال: لا أعين عليه، ولا أقاتله. فقيل له بمكة: ديننا خير أم دين محمد وأصحابه؟ قال: دينكم خير وأقدم من دين محمد، ودين محمد حديث) [أحكام أهل الذمة ٢/ ٨٥٤ - ٨٥٥] (٣).
- وقال أيضا: (قال شيخنا: وقد عرض لبعض السفهاء شبهة في قتل ابن
(١) «الصارم المسلول» (٢/ ١٢٥ - ١٢٧، ١٤٠ - ١٤٤).
(٢) في الأصل: (لما قال)، والتصويب من «الصارم المسلول».
(٣) «الصارم المسلول» (٢/ ١٦٩).