Notre shaykh a déclaré : « Ce ḥadith est solide. En effet, ash-Shaʿbî a vu ʿAlî et lui a rapporté le ḥadith de Shurâḥa al-Hamdâniyya ; au temps de ʿAlî, il approchait de la vingtième année et se trouvait auprès de lui à Koufa. La rencontre entre eux est donc attestée, si bien que la chaîne est continue. À supposer même qu’ash-Shaʿbî ne l’ait pas entendu directement de ʿAlî, le ḥadith serait alors muʿdal ; or, pour les traditionnistes, les muʿdal d’ash-Shaʿbî sont fiables, on ne lui connaît que des muʿdal authentiques. Il compte parmi les plus savants des ḥadiths rapportés par ʿAlî et des plus connaisseurs des transmetteurs dignes de confiance parmi ses compagnons. Ce récit possède en outre un témoin provenant d’Ibn ʿAbbâs (qu’Allah les agrée) : Deuxième preuve. – L’imâm Aḥmad a dit : « Rûḥ nous a rapporté, puis ʿUthmân ash-Shahhâm, puis ʿIkrima, l’affranchi d’Ibn ʿAbbâs : Un homme avait une umm walad (concubine qui lui avait donné un enfant) qui insultait le Prophète ﷺ. Il la tua. Le Prophète ﷺ l’interrogea sur ce qu’il avait fait. Il répondit : “Ô Messager d’Allah, elle t’insultait.” Le Messager d’Allah ﷺ déclara alors : ‘Qu’on sache que le sang d’Untelle est sans indemnité.’ » Abû Dâwûd et an-Nasâ’î l’ont également rapporté : Ismâʿîl ibn Jaʿfar → Isrâ’îl → ʿUthmân ash-Shahhâm → ʿIkrima → Ibn ʿAbbâs – Un aveugle avait une umm walad qui injuriait le Prophète ﷺ et portait atteinte à son honneur. Il la réprimandait, mais elle n’en démordait pas ; il la grondait, mais elle ne s’arrêtait point. Une nuit, alors qu’elle recommença à dénigrer le Prophète ﷺ et à l’injurier, il saisit un mighwāl (une sorte de dague), le planta dans son ventre et s’appuya sur elle jusqu’à ce qu’elle mourût. Au matin, il en informa le Prophète ﷺ. Celui-ci rassembla les gens et dit : « Par Allah, que l’homme qui a fait cela, sur qui je possède un droit, se lève ! » L’aveugle se fraya un chemin au milieu des gens, trébuchant, puis s’assit devant le Prophète ﷺ et déclara : « Ô Messager d’Allah, c’est moi qui l’ai tuée. Elle t’insultait et te dénigrait ; je la défendais, mais elle persistait ; je la rabrouais, mais elle ne se corrigeait pas. J’ai d’elle deux fils, aussi précieux que des perles, et elle était bienveillante envers moi ; pourtant, hier soir, elle s’en est prise à toi, t’a injurié, alors j’ai saisi le mighwāl, l’ai enfoncé dans son ventre et me suis appuyé sur elle jusqu’à ce qu’elle meure. » Il dit
قال شيخنا: وهذا الحديث جيد، فإن الشعبي رأى عليا وروى عنه حديث شراحة الهمدانية، وكان في حياة علي قد ناهز العشرين سنة، وهو معه في الكوفة، وقد ثبت لقاؤه لعلي (رضي الله عنه)، فيكون الحديث متصلا، وإن يبعد سماع الشعبي من علي فيكون الحديث مرسلا، والشعبي عندهم صحيح المراسيل، لا يعرفون له إلا مرسلا صحيحا، وهو من أعلم الناس بحديث علي، وأعلمهم بثقات أصحابه، وله شاهد من حديث ابن عباس (رضي الله عنه) وهو: الدليل الثاني: قال الإمام أحمد: حدثنا روح حدثنا عثمان الشحام حدثنا عكرمة مولى ابن عباس أن رجلا كانت له أم ولد تشتم النبي ﷺ فقتلها فسأله النبي ﷺ عنها، فقال: يا رسول الله، إنها كانت تشتمك. فقال رسول الله ﷺ : «ألا إن دم فلانة هدر». رواه أبو داوود والنسائي من حديث إسماعيل بن جعفر عن إسرائيل عن عثمان الشحام عن عكرمة عن ابن عباس أن أعمى كانت له أم ولد تشتم النبي ﷺ وتقع فيه فينهاها فلا تنتهي، ويزجرها فلا تنزجر، فلما كان ذات ليلة جعلت تقع في النبي ﷺ وتشتمه، فأخذ المغول فوضعه في بطنها، واتكأ عليها فقتلها، فلما أصبح ذكر ذلك للنبي ﷺ ، فجمع الناس فقال: «أنشد الله رجلا فعل ما فعل لي عليه حق إلا قام». فقام الأعمى يتخطى الناس وهو يتدلدل حتى قعد بين يدي النبي ﷺ ، فقال: يا رسول الله، أنا صاحبها، كانت تشتمك وتقع فيك فأنهاها فلا تنتهي، وأزجرها فلا تنزجر، ولي منها ابنان مثل اللؤلؤتين، وكانت بي رفيقة، فلما كان البارحة جعلت تشتمك وتقع فيك، فأخذت المغول فوضعته في بطنها واتكأت عليها حتى قتلتها. فقال