1319 – L’islam ne fait pas tomber, pour le dhimmî, la peine de mort lorsqu’elle relève d’un ḥadd.
1320 – Et qu’en est-il s’il embrasse l’islam après avoir rompu son pacte ?
1321 – Et de la mise à mort du dhimmî lorsqu’il insulte Allah ou Son Messager ﷺ.
Ibn al-Qayyim a dit : « L’islam n’annule pas la peine capitale lorsqu’il s’agit d’un ḥadd appliqué à celui qui vit sous la dhimma et se soumet aux prescriptions divines. Il en va autrement du combattant ennemi (*ḥarbî*) qui se convertit : l’islam met alors sa vie et ses biens à l’abri et il n’est pas exécuté pour les actes commis avant sa conversion. Tel est un cas ; quant au dhimmî qui a rompu son pacte puis se convertit, il relève d’un autre jugement. C’est ce qu’indiquent les textes et les principes de l’imâm Aḥmad, et Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah sanctifie son âme – l’a explicitement affirmé et en a plusieurs fois émis la fatwa. » ⦗Zâd al-maʿâd 3/137-138⦘.
Il dit encore : « Notre shaykh a statué que le dhimmî qui fornique avec une musulmane doit être exécuté ; l’islam ne le dispense pas de cette peine et il n’est pas nécessaire, dans son cas, de réunir les témoignages exigés pour un musulman : la simple notoriété du fait suffit. Tels sont ses propos littéraux. » ⦗aṭ-Ṭuruq al-ḥukmiyya 156⦘ (1).
Il ajouta : « Voici les preuves tirées de la Sunna qui rendent obligatoire l’exécution de celui qui insulte (le Prophète) et qui annulent son pacte.
Première preuve : ce qu’a rapporté ash-Shaʿbī d’après ʿAlî : une Juive injuriait le Prophète ﷺ et portait atteinte à son honneur ; un homme l’étrangla jusqu’à ce qu’elle mourût, et le Messager d’Allah ﷺ déclara que son sang ne faisait l’objet d’aucune indemnité.
C’est ainsi qu’Abû Dâwûd l’a reproduit dans ses Sunan, et l’imâm Aḥmad s’en est prévalu dans la version transmise par son fils ʿAbdullâh… »
(1) On trouve un propos similaire chez Ibn Muflih, sous la question n° 1317.
١٣١٩ - الإسلام لا يسقط عن الذمي القتل إذا كان حدا:
١٣٢٠ - وإذا أسلم من انتقض عهده:
١٣٢١ - وقتل الذمي إذا سب الله أو الرسول ﷺ:
- قال ابن القيم: (والإسلام لا يسقط القتل إذا كان حدا ممن هو تحت الذمة، ملتزما لأحكام الله، بخلاف الحربي إذا أسلم، فإن الإسلام يعصم دمه وماله، ولا يقتل بما فعله قبل الإسلام، فهذا له حكم، والذمي الناقض للعهد إذا أسلم له حكم آخر، وهذا الذي ذكرناه هو الذي تقتضيه نصوص الإمام أحمد وأصوله، ونص عليه شيخ الإسلام ابن تيمية قدس الله روحه، وأفتى به في غير موضع) [زاد المعاد ٣/ ١٣٧ ــ ١٣٨].
- وقال أيضا: (قال شيخنا في الذمي إذا زنا بالمسلمة: قتل، ولا يرفع عنه القتل الإسلام، ولا يشترط فيه أداء الشهادة على الوجه المعتبر في المسلم، بل يكفي استفاضة ذلك واشتهاره. هذا نص كلامه) [الطرق الحكمية ١٥٦] (١).
- وقال أيضا: (ذكر الأدلة من السنة على وجوب قتل الساب وانتقاض عهده:
الدليل الأول: ما رواه الشعبي عن علي أن يهودية كانت تشتم النبي ﷺ وتقع فيه فخنقها رجل حتى ماتت، فأبطل رسول الله ﷺ دمها.
وهكذا رواه أبو داود في «السنن»، واحتج به الإمام أحمد في رواية ابنه عبد الله ...
(١) سبق نحوه في كلام ابن مفلح، تحت المسألة رقم (١٣١٧).