1312 – Rien n’est dû au dhimmî en dehors de la jizya :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Al-Qâḍî déclare dans son “Petit commentaire” : on prélève la jizya sur le dhimmî qui n’est pas taghlibite, et il existe à propos des autres prélèvements deux versions. La première – adoptée par notre shaykh – veut qu’aucune autre taxe ne leur soit imposée ; la seconde estime qu’un demi-ʿushr (5 %) est dû sur leurs biens. » ⦗al-Furûʿ 6/279-280 (10/346-347)⦘.
1313 – Statut des impositions instituées par les rois sur la population :
– Ibn Mufliḥ affirme : « Il est interdit de prélever le ʿushr sur les biens ainsi que les kulf (impositions) instaurées par les souverains sur les gens (1) «ʿ» ; cette interdiction est rapportée par Ibn Ḥazm et par notre shaykh. » ⦗al-Furûʿ 6/280 (10/347)⦘ (2).
1314 – Affectation de l’argent dont le propriétaire est inconnu :
1315 – Le tuteur peut empêcher sa pupille d’épouser celui qui ne pourvoit à ses besoins qu’au moyen de l’argent des kulf :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : tout bien dont le propriétaire est inconnu doit être consacré à l’intérêt général, comme l’argent usurpé, d’après la majorité des savants ; il en est de même si le propriétaire est connu mais refuse de le reprendre, car cela réduit l’injustice. Quant aux kulf, elles reposent sur une interprétation et comportent une zone de doute, à la différence du bien clairement usurpé. S’en abstenir relève de la piété face aux choses suspectes ; l’auteur de cette interprétation n’est pas considéré comme pervers et il n’est pas obligatoire de le réprouver. En revanche, le tuteur qui tient ces prélèvements pour illicites est en droit d’interdire à sa pupille d’épouser un homme qui ne subviendrait à ses besoins qu’au moyen de ces fonds. »