Cette réponse ne concerne donc que les temples qu’ils possédaient déjà avant la conquête musulmane. Quant aux édifices érigés postérieurement, ils doivent être démolis ; il ne leur est pas permis de bâtir de nouvelles églises ou monastères. Tel fut le stipulé d’ʿUmar b. al-Khaṭṭāb — qu’Allah l’agrée — dans ses clauses bien connues : qu’aucune église, hermitage, couvent ni cellule monastique ne soit rebâtie dans les cités de l’islam ni dans leurs environs. Cela, en application de la parole du Messager d’Allah ﷺ : « Il ne doit pas y avoir deux qibla dans une même contrée », hadith rapporté par Aḥmad et Abū Dāwūd avec une bonne chaîne de transmission, ainsi que du propos d’ʿUmar b. al-Khaṭṭāb — qu’Allah l’agrée : « Pas d’église en islam. » Tel est l’avis des quatre imams pour les grandes villes et celui de la majorité d’entre eux pour les villages. Tout gouvernant musulman qu’Allah a assisté l’a constamment mis en œuvre, à l’exemple de ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz, unanimement reconnu comme imam bien-guidé. L’imam Aḥmad relate qu’il écrivit à son lieutenant au Yémen de démolir les églises situées dans les cités musulmanes ; ce dernier les rasa à Ṣanʿāʾ et ailleurs. L’imam Aḥmad rapporte encore qu’al-Ḥasan al-Baṣrī a déclaré : « Il relève de la sunna de démolir les églises présentes dans les villes, anciennes comme récentes. » De même, sous son califat, Hārūn al-Rashīd ordonna la destruction de celles qui se trouvaient dans la région de Bagdad. Par la suite, lorsque al-Mutawakkil imposa aux Gens du Livre les conditions établies par ʿUmar, il sollicita l’avis des savants de son époque au sujet de la démolition des églises et synagogues ; ils le lui confirmèrent. Il transmit alors leurs réponses à l’imam Aḥmad, qui l’approuva pour la destruction des églises du territoire irakien et cita des récits des Compagnons et des Successeurs. Parmi ceux-ci figure la parole rapportée d’Ibn ʿAbbās — qu’Allah l’agrée — : « Toute cité fondée par les Arabes — c’est-à-dire les musulmans — ne permet pas aux non-Arabes — c’est-à-dire aux protégés — d’y construire une église, d’y faire sonner une cloche ni d’y boire du vin ; et toute cité fondée par les non-Arabes qui fut ensuite conquise… »
وهذا الجواب حكمه فيما كان من معابدهم قديما قبل فتح المسلمين، أما ما أحدث بعد ذلك فإنه يجب إزالته، ولا يمكنون من إحداث البيع والكنائس، كما شرط عليهم عمر بن الخطاب (رضي الله عنه) في الشروط المشهورة عنه: ألا يجددوا في مدائن الإسلام، ولا فيما حولها، كنيسة، ولا صومعة، ولا ديرا، ولا قلاية، امتثالا لقول رسول الله ﷺ : «لا تكون قبلتان ببلد واحد» رواه أحمد وأبو داود بإسناد جيد، ولما روي عن عمر بن الخطاب (رضي الله عنه) قال: لا كنيسة في الإسلام. وهذا مذهب الأئمة الأربعة في الأمصار، ومذهب جمهورهم في القرى، وما زال من يوفقه الله من ولاة أمور المسلمين ينفذ ذلك ويعمل به، مثل عمر بن عبد العزيز الذي اتفق المسلمون على أنه إمام هدى، فروى الإمام أحمد عنه أنه كتب إلى نائبه عن اليمن أن يهدم الكنائس التي في أمصار المسلمين، فهدمها بصنعاء وغيرها. وروى الإمام أحمد عن الحسن البصري أنه قال: من السنة أن تهدم الكنائس التي في الأمصار القديمة والحديثة. وكذلك هارون الرشيد في خلافته أمر بهدم ما كان في سواد بغداد. وكذلك المتوكل لما ألزم أهل الكتاب بشروط عمر استفتى علماء وقته في هدم الكنائس والبيع فأجابوه، فبعث بأجوبتهم إلى الإمام أحمد، فأجابه بهدم كنائس سواد العراق، وذكر الآثار عن الصحابة والتابعين، فمما ذكره ما روي عن ابن عباس (رضي الله عنه) أنه قال: أيما مصر مصرته العرب ــ يعني المسلمين ــ فليس للعجم ــ يعني أهل الذمة ــ أن يبنوا فيه كنيسة، ولا يضربوا فيه ناقوسا، ولا يشربوا فيه خمرا، وأيما مصر مصرته العجم، ففتحه