et les musulmans menèrent ainsi cette seconde conquête par la force. Pour cette raison, de nombreux récits rapportent que az-Zubayr demanda à ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) de partager le butin entre les soldats, tout comme Bilâl l’avait sollicité pour le partage de la Syrie. ʿUmar consulta alors les Compagnons ; les plus éminents d’entre eux, tels ʿAlî ibn Abî Tâlib et Muʿâdh ibn Jabal, lui conseillèrent de réserver ce territoire comme revenu permanent pour l’ensemble de la communauté musulmane, afin que son bénéfice profite aussi bien aux premières générations qu’aux dernières. Par la suite, certains de ceux qui s’étaient d’abord opposés à ʿUmar finirent par se ranger à son avis, tandis que d’autres disparurent, si bien que la décision fut définitivement entérinée.
Ainsi, tout ce que les musulmans conquièrent par la force, Allah le leur a octroyé, de même qu’Il leur a accordé la possession des personnes, des biens mobiliers et immobiliers qu’ils ont saisis. Relèvent des biens immobiliers les lieux de culte des mécréants, leurs habitations, leurs marchés, leurs terres cultivées et l’ensemble des utilités attachées au sol, tout comme relèvent des biens mobiliers toutes sortes d’animaux, d’effets et de monnaies. Rien, en particulier, dans les temples des mécréants ne justifie qu’ils soient exclus de la propriété des musulmans : les paroles qui y sont prononcées et les actes d’adoration qui y sont accomplis sont soit des altérations, soit des innovations qu’Allah n’a jamais prescrites, soit encore des pratiques qu’Allah a ensuite interdites. Or Allah a fait obligation aux fidèles de combattre les infidèles jusqu’à ce que la religion appartienne entièrement à Allah et que la Parole d’Allah soit la plus haute ; jusqu’à ce qu’ils renoncent à leur religion vaine pour se tourner vers la guidance et la religion de vérité qu’Allah a révélée au Sceau des messagers, et qu’ils acquittent la jizya de leurs propres mains, dans l’humiliation.
C’est ainsi que, lorsque le Messager d’Allah ﷺ s’empara des terres de ceux qui le combattaient parmi les Gens du Livre et autres – tels les Banû Qaynuqâʿ, an-Naḍîr et Qurayẓa –, leurs temples firent partie des biens conquis par les musulmans. Ils entrèrent dans la portée de cette parole du Très-Haut : « … et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures et leurs biens » (s. 33, v. 27), ainsi que dans Sa parole : « Ce qu’Allah a attribué à Son Messager comme butin pris sur eux » (s. 59, v. 6) et : « Ce qu’Allah a attribué à Son Messager provenant des habitants des cités » (s. 59, v. 7). Toutefois, même si les musulmans en deviennent propriétaires, les modalités d’exercice de cette propriété varient, tout comme
المسلمون الفتح الثاني عنوة، ولهذا روي من وجوه كثيرة أن الزبير سأل عمر بن الخطاب (رضي الله عنه) أن يقسمها بين الجيش، كما سأله بلال قسم الشام، فشاور الصحابة في ذلك، فأشار عليه كبراؤهم كعلي بن أبي طالب ومعاذ بن جبل أن يحبسها فيئا للمسلمين، ينتفع بفائدتها أول المسلمين وآخرهم، ثم وافق عمر على ذلك بعض من كان خالفه، ومات بعضهم، فاستقر الأمر على ذلك.
فما فتحه المسلمون عنوة فقد ملكهم الله إياه كما ملكهم ما استولوا عليه من النفوس والأموال والمنقول والعقار، ويدخل في العقار معابد الكفار ومساكنهم وأسواقهم ومزارعهم وسائر منافع الأرض، كما يدخل في المنقول سائر أنواعه من الحيوان والمتاع والنقد، وليس لمعابد الكفار خاصة تقتضي خروجها عن ملك المسلمين، فإن ما يقال فيها من الأقوال ويفعل فيها من العبادات إما أن يكون مبدلا، أو محدثا لم يشرعه الله قط، أو يكون الله قد نهى عنه بعدما شرعه، وقد أوجب الله على أهل دينه جهاد أهل الكفر حتى يكون الدين كله لله، وتكون كلمة الله هي العليا، ويرجعوا عن دينهم الباطل إلى الهدى ودين الحق، الذي بعث الله به خاتم المرسلين، ويعطوا الجزية عن يد وهم صاغرون، ولهذا لما استولى رسول الله ﷺ على أرض من حاربه من أهل الكتاب وغيرهم كبني قينقاع والنضير وقريظة كانت معابدهم مما استولى عليه المسلمون، ودخلت في قوله سبحانه: ﴿وَأَوْرَثَكُمْ أَرْضَهُمْ وَدِيَارَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ﴾ [الأحزاب: ٢٧]، وفي قوله تعالى: ﴿وَمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ﴾ [الحشر: ٦]، و ﴿مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرَى﴾ [الحشر: ٧]، لكن وإن ملك المسلمون ذلك فحكم الملك متبوع، كما يختلف