et à leur infliger les pires vexations. De là, certains nourrirent l’espoir de pouvoir les avilir et s’en prendre à eux. Dès lors, le souverain est-il autorisé à les renvoyer à leur costume initial et à les rétablir dans l’état où ils se trouvaient, pourvu qu’ils demeurent distingués par un signe permettant de les reconnaître ? Une telle mesure contrevient-elle ou non à la sharîʿa ? Quelqu’un, privé du secours divin et détourné de la bonne voie, leur donna pour avis que cela était permis et que l’imâm pouvait les ramener à leur ancien état. Notre maître rapporte : « On m’apporta la fatwa ; je répondis : il n’est pas permis de les rétablir, il faut les maintenir dans la tenue qui les distingue des musulmans. Ils repartirent, altérèrent la fatwa, puis me la présentèrent sous une nouvelle forme ; je répondis : il n’est pas permis de les rétablir. Ils repartirent de nouveau et revinrent avec une autre formulation ; je déclarai : c’est la même question, même si elle se présente sous plusieurs atours. Par la suite, il se rendit auprès du sultan et prononça devant lui un discours qui émerveilla l’assistance ; tous s’accordèrent alors à les maintenir dans cet accoutrement. Louange à Allah. » [Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 4/193-194] (1). 1294 – Interdiction faite aux dhimmis de porter des armes et de participer au combat avec lances, tir, etc. : – Ibn Mufliḥ a dit : « Et notre shaykh a également mentionné (2) l’interdiction pour eux de porter des armes, de combattre avec une lance (thiqāf), le tir et tout ce qui s’y apparente, car cela fait partie des conditions qui leur sont imposées. » [Al-Furūʿ 6/269-270 (10/334)] (3). 1295 – Visiter un dhimmi malade, lui présenter des condoléances ou le féliciter : – Ibn Mufliḥ a dit : « Il est illicite de leur rendre visite (en cas de maladie), de les féliciter ou de leur présenter des condoléances, tout comme il est interdit de leur accorder la préséance ou de se lever pour eux ; il en est de même d’un innovateur qu’il convient de boycotter. D’après un autre avis : c’est permis. « w: h sh ». Selon une autre version : si un intérêt l’exige… »
(1) al-Fatâwâ, vol. 28, p. 658 ; citation tirée des propos d’Ibn al-Qayyim, avec quelques variantes. (2) C’est-à-dire «wa yumna‘ūna min ḥamli silâḥ…», «et on les empêche de porter une arme…», etc. (3) al-Ikhtiyârât lil-Ba‘lî, p. 459.
وآذوهم غاية الأذى، فطمع بذلك في إهانتهم والتعدي عليهم، فهل يسوغ للإمام ردهم إلى زيهم الأول، وإعادتهم إلى ما كانوا عليه مع حصول التميز بعلامة يعرفون بها؟ وهل في ذلك مخالفة للشرع أم لا؟ فأجابهم من منع التوفيق وصد عن الطريق بجواز ذلك، وأن للإمام إعادتهم إلى ما كانوا عليه، قال شيخنا: فجاءتني الفتوى، فقلت: لا تجوز إعادتهم، ويجب إبقاؤهم على الزي الذي يتميزون به عن المسلمين، فذهبوا ثم غيروا الفتوى، ثم جاءوا بها في قالب آخر، فقلت: لا تجوز إعادتهم. فذهبوا، ثم أتوا بها في قالب آخر، فقلت: هي المسألة المعينة، وإن خرجت في عدة قوالب. ثم ذهب إلى السلطان وتكلم عنده بكلام عجب منه الحاضرون، فأطبق القوم على إبقائهم، ولله الحمد) [إعلام الموقعين ٤/ ١٩٣ - ١٩٤] (١). ١٢٩٤ - منع أهل الذمة من حمل سلاح والمقاتلة بثقاف ورمي وغيره: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: ومِنْ (٢) حَمْلِ سلاحٍ والمقاتلَة بثقافٍ ورمي وغيره، لأنه مشروط عليهم) [الفروع ٦/ ٢٦٩ - ٢٧٠ (١٠/ ٣٣٤)] (٣). ١٢٩٥ - عيادة أهل الذمة وتعزيتهم وتهنئتهم: - قال ابن مفلح: (وتحرم العيادة والتهنئة والتعزية لهم، كالتصدير والقيام، وكمبتدع يجب هجره، وعنه: يجوز «و: هـ ش»، وعنه: لمصلحة
(١) «الفتاوى» (٢٨/ ٦٥٨)، وهي منقولة من كلام ابن القيم مع بعض الاختلاف. (٢) أي: ويمنعون من حمل سلاح .. الخ. (٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٥٩).