qui devient juif ; et, dans al-Wasîla, on trouve encore cet avis : de même pour un juif qui embrasse le christianisme. Notre Maître a déclaré : les juristes sont unanimes à placer juifs et chrétiens sur un pied d’égalité, du fait qu’ils se font face et se contrebalancent. Il ajoute : avant l’abrogation et la falsification, on les nommait par ces deux appellations tout en les tenant pour croyants et musulmans. Il poursuit : si des juifs achètent un chrétien et le font passer au judaïsme, ils seront châtiés (*taʿzîr*) pour l’avoir converti au judaïsme, et lui ne pourra devenir que musulman. [Al-Furūʿ 6/260 (10/320-321)] 1288 – Ce qu’on prélève de la personne qui n’est pas assujettie à la jizya : 1289 – La perception de la jizya auprès du moine aisé : Ibn Mufliḥ a dit : « La jizya n’est pas due par l’enfant, le dément, l’infirme grabataire, l’aveugle, le vieillard sénile ni le moine cloîtré dans sa cellule – bien qu’il existe un autre avis. Il ne lui sera laissé aucun bien, sinon de quoi couvrir ses besoins immédiats ; tout ce qu’il possède au-delà sera prélevé, ainsi l’a affirmé notre Shaykh. Il poursuit : l’on prélève sur eux ce qui nous revient, tels les subsides destinés aux monastères (1) et les terres agricoles, cela d’un commun accord. Et cela est obligatoire. Il conclut : quiconque, moine ou autre, possède un commerce ou une exploitation agricole, vit au milieu d’eux ou soutient activement leur religion – en y appelant les gens, par exemple – est soumis à la jizya par consensus, son statut étant identique au leur, sans aucune divergence. » [Al-Furūʿ 6/265 (10/327-328)] (2)
(1) Jamʿ Dayr. (2) Voir : al-Fatâwâ (t. 28, p. 659-662), Mukhtaṣar al-Fatâwâ al-Miṣriyya (p. 512), al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (p. 461).
تهود، وفي «الوسيلة» وجه: أو يهودي تنصر. وقال شيخنا: اتفقوا على التسوية بين اليهود والنصارى، لتقابلهما وتعارضهما. قال: ويسمون بهما قبل نسخ وتبديل ومؤمنين ومسلمين. قال: وإن اشترى اليهود نصرانيا فجعلوه يهوديا عزروا على جعله يهوديا، ولا يكون إلا مسلما) [الفروع ٦/ ٢٦٠ (١٠/ ٣٢٠ - ٣٢١)]. ١٢٨٨ - ما يؤخذ ممن لا تلزمه الجزية: ١٢٨٩ - وأخذ الجزية من الراهب الموسر: - قال ابن مفلح: (ولا تلزم صبيا ومجنونا وزمنا وأعمى وشيخا فانيا وراهبا بصومعة، وفيه وجه، ولا يبقى بيده مال إلا بلغته فقط، ويؤخذ ما بيده، قاله شيخنا. قال: ويؤخذ منهم ما لنا، كالرزق الذي للديورة (١) والمزارع إجماعا. قال: ويجب ذلك. قال: ومن له تجارة أو زراعة وهو مخالط أو معاونهم على دينهم كمن يدعو إليه من راهب وغيره يلزمه إجماعا وحكمه حكمهم بلا نزاع) [الفروع ٦/ ٢٦٥ (١٠/ ٣٢٧ - ٣٢٨)] (٢).
(١) جمع دير. (٢) انظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٦٥٩ - ٦٦٢)، «مختصر الفتاوى المصرية» (٥١٢)، «الاختيارات» للبعلي (٤٦١).