et le ḥadith de Burayda, dans lequel il est dit : « Lorsque tu assièges les habitants d’une forteresse… ». Or, les polythéistes ne possèdent pas de forteresses et le Prophète ﷺ n’en invita jamais aucun à cela ; ce passage fut révélé l’an 9 H, lors de l’expédition de Tabûk – sa dernière campagne –, et il ne vise que les Gens du Livre. [Al-Furūʿ 6/259-260 (10/319-320)] (1)
1285 – Quand un musulman se porte garant de la jizya due par un non-musulman :
– Ibn al-Qayyim a dit : « …Je n’ai trouvé chez nos condisciples aucune parole sur cette question, hormis ce qu’a rapporté Abū ʿAbd Allāh Ibn Ḥamdān dans sa Raʿāya ; il écrit : “Le musulman peut-il se charger, pour un dhimmī, du paiement de sa jizya, en répondre comme garant, ou le dhimmī peut-il la lui transférer par voie de délégation ? Deux avis existent, dont le plus probant est l’interdiction.” Fin de citation.
À partir de là, la divergence concerne le cas où la jizya est assumée par un musulman ou par un autre dhimmī. La ḥamāla (garantie) consiste à dire : « Je m’engage pour ce qui incombe à Untel, à condition que sa responsabilité soit dégagée. » Les juristes ont divergé sur la validité même de cette garantie : selon al-Shâfiʿî et Aḥmad, elle n’est pas recevable – ainsi l’ont rapporté leurs élèves –, bien qu’on ne trouve chez Aḥmad aucun texte explicite l’interdisant. L’avis correct est qu’elle est permise ; c’est ce qu’impliquent ses principes et c’est le choix de notre Shaykh. [Aḥkām Ahl adh-Dhimmā 1/89]
1286 – Passage d’un membre des Gens du Livre ou d’un zoroastrien à une autre religion :
1287 – Lorsqu’un groupe de juifs achète un chrétien et le fait devenir juif :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Si un dhimmī, qu’il appartienne aux Gens du Livre ou qu’il soit zoroastrien, abandonne sa religion pour une autre, on rapporte d’Aḥmad trois versions : s’il ne se convertit pas à l’islam, on le met à mort ; selon une autre, on le laisse dans sa religion première ; et, selon une troisième, on l’autorise à passer à une religion jugée meilleure, comme dans le cas du zoroastrien… »
(1) Minhaj as-Sunnah, vol. 5, p. 179 ; voir aussi Fatawa, vol. 28, p. 664 ; al-Ikhtiyarat d’al-Bâli, p. 457.
فيه: «وإذا حاصرت أهل حصن» ولا حصون للمشركين، ولم يدع النبي ﷺ أحدا منهم إليها وهي نزلت سنة تسع عام تبوك آخر مغازيه، وقيدها بأهل الكتاب) [الفروع ٦/ ٢٥٩ - ٢٦٠ (١٠/ ٣١٩ - ٣٢٠)] (١).
١٢٨٥ - تحمل المسلم الجزية عن الكافر:
- قال ابن القيم: ( .... ولم أر لأصحابنا في هذه المسألة كلاما إلا ما ذكره أبو عبد الله بن حمدان في «رعايته» فقال: وهل للمسلم أن يتوكل لذمي في أداء جزيته، أو أن يضمنها عنه، أو أن يحيل الذمي عليه بها؟ يحتمل وجهين، أظهرهما المنع. انتهى.
وعلى هذا يجري الخلاف فيما إذا تحملها عنه مسلم أو ذمي، والحمالة أن يقول: أنا ملتزم لما على فلان بشرط براءة ذمته منه، وقد اختلف الفقهاء في أصل هذه الحمالة: فالشافعي وأحمد لا يصححانها، هكذا ذكره أصحابه عنه، ولا نص له في المنع، والصحيح الجواز، وهو مقتضى أصوله، وهو اختيار شيخنا) [أحكام أهل الذمة ١/ ٨٩].
١٢٨٦ - انتقال الكتابي أو المجوسي إلى غير دينه:
١٢٨٧ - وإذا اشترى اليهود نصرانيا فجعلوه يهوديا:
- قال ابن مفلح: (وإن انتقل كتابي أو مجوسي إلى غير دينه فعنه: إن لم يسلم قتل، وعنه: ويقر بدينه الأول، وعنه: يقر بأفضل منه، كمجوسي
(١) «منهاج السنة» (٥/ ١٧٩)، وانظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٦٦٤)، «الاختيارات» للبعلي (٤٥٧).