ainsi que d’autres rabbins juifs. Or Kaʿb ibn Mâlik n’était nullement un rabbin ; ils ont cru qu’il s’agissait de Kaʿb ibn Mâlik (1), alors que celui-ci ne comptait pas parmi les Compagnons : il n’embrassa l’islam que sous le califat de ʿUmar (qu’Allah l’agrée).
Parmi les indices supplémentaires : la tournure et la construction mêmes du texte ne relèvent pas du registre du Prophète ﷺ ;
– de plus, on y trouve une prolixité et des remplissages qui ne ressemblent en rien aux chartes émanant du Prophète ﷺ ;
– s’ajoutent encore plusieurs arguments, tels que le fait qu’aucun des savants anciens, avant Ibn Shurayḥ (2), n’a jamais mentionné ces chartes, ni rapporté qu’elles auraient été soumises à quelque autorité pour être appliquées ; un document de cette nature, s’il avait existé, aurait nécessairement été notoire et transmis. [Aḥkām ahl adh-dhimma 1/51-54]
– Il déclara aussi : « Sous certains régimes où la sunna et ses repères étaient devenus obscurs, un groupe fit circuler un écrit qu’ils avaient vieilli et falsifié, prétendant que le Prophète ﷺ avait levé la jizya sur les juifs de Khaybar ; on y trouvait la signature de ʿAli ibn Abî Tâlib, de Saʿd ibn Muʿâdh et d’un groupe de Compagnons (qu’Allah les agrée).
Cette pièce abusa ceux qui ignoraient la sunna du Messager d’Allah ﷺ, ses expéditions et sa biographie ; ils s’imaginèrent — voire tinrent pour certain — qu’elle était authentique et jugèrent d’après ce faux document, jusqu’à ce qu’il parvînt à Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah sanctifie son âme. On lui demanda de contribuer à son exécution et de le faire appliquer ; il cracha dessus et en démontra la fausseté par dix arguments, dont celui-ci : on y lit la signature de Saʿd ibn Muʿâdh, alors que Saʿd est mort bien avant Khaybar, de façon certaine. »
(1) Le manuscrit porte « kadhā », mais la lecture correcte est probablement Kaʿb ibn Mātiʿ, connu sous le nom de Kaʿb al-Ahbār. Dieu sait mieux.
(2) Le manuscrit porte « kadhā », mais la lecture exacte est Surayj, comme indiqué précédemment.
وغيرهما من أحبار اليهود، وكعب بن مالك لم يكن من أحبار اليهود فاعتقدوا أنه كعب بن مالك (١) وذلك لم يكن من الصحابة، وإنما أسلم على عهد عمر (رضي الله عنه).
ومنها: أن لفظ الكلام ونظمه ليس من جنس كلام النبي ﷺ .
ومنها: أن فيه من الإطالة والحشو ما لا يشبه عهود النبي ﷺ .
وفيها وجوه أخر متعددة، مثل: أن هذه العهود لم يذكرها أحد من العلماء المتقدمين قبل ابن شريح (٢)، ولا ذكروا أنها رفعت إلى أحد من ولاة الأمور فعملوا بها، ومثل ذلك مما يتعين شهرته ونقله) [أحكام أهل الذمة ١/ ٥١ - ٥٤].
- وقال أيضًا: (ولما كان في بعض الدول التي خفيت فيها السنة وأعلامها، أظهر طائفة منهم كتابا قد عتقوه وزوروه، وفيه: أن النبي ﷺ أسقط عن يهود خيبر الجزية، وفيه: شهادة علي بن أبي طالب وسعد بن معاذ وجماعة من الصحابة (رضي الله عنها).
فراج ذلك على من جهل سنة رسول الله ﷺ ومغازيه وسيره، وتوهموا ــ بل ظنوا ــ صحته، فجروا على حكم هذا الكتاب المزور، حتى ألقي إلى شيخ الإسلام ابن تيمية قدس الله روحه، وطلب منه أن يعين على تنفيذه، والعمل عليه، فبصق عليه، واستدل على كذبه بعشرة أوجه:
منها: أن فيه شهادة سعد بن معاذ، وسعد توفي قبل خيبر قطعًا.
(١) كذا، ولعل الصواب: (كعب بن ماتع) وهو كعب الأحبار, والله أعلم.
(٢) كذا، والصواب: (سريج) كما سبق قريبا.