Chapitre : Conclusion du pacte de dhimma
1282 – La jizya :
– Ibn al-Qayyim a dit : « Le Très-Haut a dit : “Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, et qui n’embrassent pas la religion de la Vérité, parmi ceux qui ont reçu l’Écriture, jusqu’à ce qu’ils versent, de leurs propres mains, la jizya tout en se sentant soumis.” (at-Tawba, 9 : 29)
La jizya est le tribut imposé à la tête des mécréants à titre d’abaissement et d’humiliation ; autrement dit, jusqu’à ce qu’ils s’acquittent du tribut dû pour leurs personnes. Les juristes ont divergé quant à son étymologie : le Qâḍî, dans « al-Aḥkâm as-Sulṭâniyya », affirme que son nom dérive de jazâ’ (rétribution) : soit en rétribution de leur mécréance, puisqu’on la leur prélève en les rabaissant, soit en rétribution de la protection que nous leur accordons, puisqu’on la leur prélève avec douceur.
L’auteur du « Mughnî » dit qu’elle dérive de jazâhu, au sens de “s’acquitter”, comme dans la Parole du Très-Haut (1) : « Nulle âme ne pourra s’acquitter de quoi que ce soit pour une autre » (al-Baqarah, 2 : 48) ; la jizya serait alors assimilée à une rançon.
Notre shaykh a dit : la première opinion est la plus juste ; il en résulte qu’elle constitue soit une sanction, soit une contrepartie. » [Aḥkâm Ahl adh-Dhimma 1/22-23] (2).
1283 – Ceux à qui l’on prélève la jizya :
1284 – Le faux document par lequel les juifs auraient voulu exonérer les habitants de Khaybar de la jizya :
– Ibn al-Qayyim a dit : « Les habitants de Khaybar, comme les autres juifs, sont placés sur un pied d’égalité quant à la dhimma et à la jizya ; les juristes ne connaissent, à ce sujet, aucune divergence. J’ai trouvé à ce propos un passage émanant de notre shaykh que j’ai retranscrit… »