et du Shâm de les attaquer, de verser leur sang et de s’emparer de leurs biens, car Abû Jandal et Abû Basîr combattirent les Mecquois alors même qu’un pacte existait entre eux et le Prophète ﷺ. Il ajouta : « Et cela fait l’objet d’un accord unanime des imâms, car le pacte (*ʿahd*) et la dhimma ne sont valables que s’ils sont respectés par les deux parties. » [Al-Furûʿ 6/256-257 (10/316-317)] (1) 1279 – Lorsque le bien pris à un mécréant se confond avec celui d’un musulman 1280 – Et lorsque quelqu’un acquiert un bien qu’un autre revendique puis le prend Ibn Muflih a dit : « Si l’on ne parvient pas à distinguer ce qui a été saisi à un mécréant de ce qui appartient à un musulman, il convient de s’abstenir – et il se pourrait même que cela soit interdit – comme l’a déclaré notre shaykh au sujet de captifs de statut incertain qu’il est illicite de réduire en esclavage. Il a ajouté : “Quiconque a acquis un bien, puis qu’un homme le réclame et s’en empare, le premier peut exiger du second le remboursement des dépenses qu’il a engagées – entretien, nourriture, etc. – à condition qu’il n’ait pas su qu’il appartenait à autrui, ou qu’il l’ait su mais ait payé sans intention de faire un don.” » [Al-Furûʿ 6/257 (10/317)] (4) 1281 – Destination des sommes que les gens de l’innovation réservent à la propagation de leur hérésie Ibn Kathîr rapporte, dans les événements de l’année 716 H : « Le gouverneur de La Mecque, l’émir Khamîsa b. Abî Numay al-Hasanî, se rendit auprès du souverain tatar Gharbandâ afin qu’il l’assiste contre les habitants de La Mecque. Les râfidites présents là-bas le soutinrent et lui équipèrent une puissante armée venue du Khorasan. Lorsque… »
(1) Voir : al-Fatawa (t. 30, p. 397) ; al-Ikhtiyarat de al-Ba'li (pp. 455-456). (2) Dans la 1re édition : « an ma » ; dans le manuscrit (p. 353) : « innama » ; la lecture retenue est celle de la 2e édition. (3) Ibn Qundus note dans sa Hashiya ’ala al-Furu’ : « Le premier est ce qu’il a acquis, le second ce qu’il a réclamé et pris. » (4) al-Ikhtiyarat de al-Ba'li, p. 457.
والشام غزوهم واستباحة دمهم ومالهم؛ لأن أبا جندل وأبا بصير حاربوا أهل مكة مع أن بينهم وبين النبي ﷺ عهدا. قال: وهذا باتفاق الأئمة، لأن العهد والذمة إنما يكون من الجانبين) [الفروع ٦/ ٢٥٦ - ٢٥٧ (١٠/ ٣١٦ - ٣١٧)] (١). ١٢٧٩ - إذا اشتبه ما أخذ من كافر بمسلم: ١٢٨٠ - وإذا كسب شيئا فادعاه رجل وأخذه: - قال ابن مفلح: (وإن اشتبه ما (٢) أخذ من كافر بمسلم فينبغي الكف، ويتوجه: يحرم، كما قاله شيخنا في سبي مشتبه يحرم استرقاقه، قال: ومن كسب شيئا فادعاه رجل وأخذه فللأول على الثاني ما غرمه (٣) عليه من نفقة وغيرها إن لم يعرفه ملك الغير أو عرف وأنفق غير متبرع) [الفروع ٦/ ٢٥٧ (١٠/ ٣١٧)] (٤). ١٢٨١ - مصرف الأموال التي أعدها أهل البدعة لنشر بدعتهم: - قال ابن كثير في حوادث سنة (٧١٦): (وكان صاحب مكة الأمير خميصة بن أبي نمي الحسني، قد قصد ملك التتر خربندا لينصره على أهل مكة، فساعده الروافض هناك، وجهزوا معه جيشًا كثيفًا من خراسان، فلما
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٠/ ٣٩٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤٥٥ - ٤٥٦). (٢) في ط ١: (أن ما) وفي المخطوط (ص: ٣٥٣): (إنما) , والمثبت من ط ٢. (٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (الأول: هو الذي كسبه، الثاني: هو الذي ادعاه وأخذه). (٤) «الاختيارات» للبعلي (٤٥٧).