de la même façon que Quraysh a violé le pacte conclu avec le Prophète ﷺ en prêtant secours à Banû Bakr b. Wâʾil dans la guerre qu’ils menèrent contre ses alliés. Que dire alors si des gens sous statut de dhimma aident des polythéistes à combattre les musulmans ? – Allah sait parfaitement. » [Zâd al-Maʿâd 3/138]
– Il a dit également : « … Dès lors, si un traité lie certains souverains musulmans à des dhimmis – qu’il s’agisse de chrétiens ou d’autres – il est permis à un autre souverain musulman, non lié par ce traité, de les attaquer et de s’emparer de leurs biens, comme l’a statué Shaykh al-Islâm au sujet des chrétiens de Malatya et de leur mise en captivité, en se fondant sur l’épisode d’Abû Basîr avec les polythéistes. » [Zâd al-Maʿâd 3/309]
– Ibn Muflih rapporte : « On interrogea notre shaykh à propos des captifs de Malatya, musulmans et chrétiens. Il déclara illicite la prise des biens des musulmans, mais autorisa l’esclavage des chrétiens, de leur descendance et de leurs avoirs, comme pour le reste des mécréants, parce qu’ils ne bénéficient ni de dhimma ni de pacte : ils ont rompu l’accord antérieur accordé par les imams en prenant les armes, en coupant les routes, en nous portant préjudice et en y aidant d’autres. Nul ne peut dès lors leur accorder de pacte, sinon celui qui les combat, jusqu’à ce qu’ils embrassent l’islam ou qu’ils versent la jizya (capitation) de leur propre main, dans l’humiliation. Quant aux Tatars, ils ne les combattent pas pour cela ; après leur conversion, ils ne mènent pas la guerre pour l’islam. C’est pourquoi il est obligatoire de combattre les Tatars jusqu’à ce qu’ils se soumettent aux prescriptions de l’islam, dont le jihâd et l’imposition de la jizya et de l’état d’infériorité aux dhimmis. Les représentants des Tatars qui (1) portent le titre de rois ne mènent pas le jihâd pour l’islam et demeurent sous l’autorité tatar.
Il ajouta : « Si les chrétiens de Malatya, des contrées d’Orient, et leurs juifs possédaient effectivement une dhimma et un pacte accordés par un souverain musulman qui les combat jusqu’à leur conversion ou le paiement de la jizya – à l’instar de ce qui se pratique au Maghreb et au Yémen – puis qu’ils ne traitent pas les gens d’Égypte et du Shâm comme des détenteurs de pacte, il serait permis aux habitants d’Égypte