— la restitution stipulée (1) ayant été abrogée, tandis que l’obligation elle-même (2) ne l’a pas été. S’il ne demeure plus aucune femme dont le renvoi ait été convenu, la dot n’est pas restituée, faute de cause ; mais si la cause réapparaît — c’est-à-dire la dissolution du mariage — le verset l’établit et il n’a pas été abrogé (3). Quant à l’obligation, pour le musulman qui l’épouse, de rendre la dot que son premier mari lui avait versée, deux versions sont rapportées à ce sujet (4), sans qu’aucune preuve n’ait été avancée. » ⦗Al-Furûʿ 6/255-256 (10/314-315)⦘ (5).
1276 – Achat des protégés auprès de leurs ravisseurs :
Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a cité une version explicite : il nous est permis de les acheter à ceux qui les ont capturés — *wa-h* — et il nous est permis d’acquérir leurs enfants et leurs proches auprès d’eux, comme on le fait pour l’ennemi de guerre. » ⦗Al-Furûʿ 6/256 (10/316)⦘.
1277 – Rupture du pacte :
1278 – Lorsqu’il existe entre certains souverains musulmans et certains dhimmis un traité :
Ibn al-Qayyim a dit : « C’est sur cette base que Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya a émis la fatwâ autorisant l’attaque contre les chrétiens d’Orient lorsqu’ils ont aidé l’ennemi des musulmans à les combattre, en le fournissant en argent et en armes, alors même qu’eux-mêmes ne nous avaient ni envahis ni combattus ; il les a dès lors considérés comme ayant rompu le pacte, de la même façon que
(1) Dans la première édition, on lit « ash-shuroot » (les conditions), rétabli dans la seconde.
(2) Ibn Qandis, dans sa Hashiya sur al-Furu', écrit : « Apparemment, il entend dire que, s’il a posé comme condition l’envoi de fonds et qu’on en soit incapable, il revient vers eux. »
(3) Dans la première édition, on lit « wa lam yufassakh » (et il n’a pas été annulé), rétabli dans la seconde.
(4) Al-Mardawi, dans Tashih al-Furu', précise qu’il s’agit de la suite du propos du cheikh Taqi al-Din ; c’est pourquoi l’auteur y a ajouté : « Il n’en a tiré aucune preuve. »
(5) Al-Mukhtasar al-Fatawa al-Misriyya, pp. 540-541.
المشروط (١) ردها منسوخ، أما رده نفسه (٢) فلا ناسخ له، ولو لم تبق امرأة يشترط ردها فلا يرد مهرها لعدم سببه فإن وجد سببه ــ وهو إفساد النكاح ــ فالآية دلت عليه ولم ينسخ (٣)، وفي لزوم مسلم تزوجها رد مهرها الذي كان دفعه إليها زوج كان إليه روايتان (٤)، ولم يستدل بشيء) [الفروع ٦/ ٢٥٥ - ٢٥٦ (١٠/ ٣١٤ - ٣١٥)] (٥).
١٢٧٦ - شراء المعاهدين من سابيهم:
- قال ابن مفلح: (وذكر شيخنا رواية منصوصة: لنا شراؤهم من سابيهم «و: هـ» ولنا شراء ولدهم وأهلهم منهم، كحرب) [الفروع ٦/ ٢٥٦ (١٠/ ٣١٦)].
١٢٧٧ - نقض العهد:
١٢٧٨ - وإذا كان بين بعض ملوك المسلمين وبعض أهل الذمة عهد:
- قال ابن القيم: (وبهذا أفتى شيخ الإسلام ابن تيمية بغزو نصارى المشرق لما أعانوا عدو المسلمين على قتالهم، فأمدوهم بالمال والسلاح، وإن كانوا لم يغزونا ولم يحاربونا، ورآهم بذلك ناقضين للعهد كما نقضت
(١) في ط ١: (الشروط)، والمثبت من ط ٢.
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (الظاهر: أن مراده إذا شرط أن يبعث إليهم مالا، وإن عجز عنه عاد إليهم).
(٣) في ط ١: (ولم يفسخ)، والمثبت من ط ٢.
(٤) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (هذا من تتمة كلام الشيخ تقي الدين، ولهذا عقبه المصنف بقوله: «لم يستدل بشيء»).
(٥) «مختصر الفتاوى المصرية» (٥٤٠ - ٥٤١).