Chapitre : La répartition du butin
1263 – La privation du salb :
Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a dit : Parmi les sanctions pécuniaires figure le fait que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – refusa le salb à al-Muddadî, car s’en emparer eût constitué une atteinte à l’autorité du gouvernant. » [Al-Furûʿ 6/225 (10/275-276)] (1).
1264 – Les biens qu’Allah a rendus propriété aux hommes :
Ibn Muflih rapporte : « Dans la “Réfutation de notre shaykh au râfidî”, d’après certains de nos condisciples – W: Sh –, il est affirmé qu’Allah a attribué ces biens à la manière d’un véritable droit de propriété, comme pour l’ensemble des possessions humaines. Puis notre shaykh a retenu l’avis de quelques savants selon lequel ils n’appartiennent en réalité à personne : leur gestion revient à Allah et à Son Messager, lequel les dépense selon l’ordre divin et en est intégralement récompensé. Il en va autrement des biens qu’Allah a véritablement octroyés à Ses serviteurs : le titulaire (2) peut alors les utiliser dans ce qui lui est permis. » [Al-Furûʿ 6/228 (10/279-280)] (3).
1265 – Destination du cinquième et du fay’ :
Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a adopté l’opinion selon laquelle l’imam peut, lorsque l’intérêt général l’exige, en attribuer la part à qui il veut (4), à l’instar de la zakât. Il a également considéré que le cinquième et le fay’ ne forment qu’une seule catégorie, à affecter aux œuvres d’intérêt public. » « W: M »