tua les Banû Jadhîma, le Prophète ﷺ ne le fit pas mettre à mort, car il avait agi sur la base de son interprétation. (1) 1262 – La mutilation des mécréants Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a dit : La mutilation (*muthla*) constitue un droit des victimes ; elles peuvent l’exercer pour obtenir réparation et prendre vengeance, ou bien y renoncer, et la patience est alors préférable. Cela vaut lorsqu’aucune utilité supplémentaire pour le jihad ne découle de la mutilation et qu’elle ne sert pas davantage de dissuasion à l’ennemi pour des actes analogues. En revanche, si une mutilation licite comporte un appel à la foi ou une mise en garde contre l’agression, elle relève alors de l’application des *hudûd* et du jihad légitime. Tel ne fut pas le cas lors de l’épisode de Uḥud ; la patience y était donc préférable. De plus, lorsque prévaut le droit d’Allah, exalté soit-Il, la patience devient obligatoire, tout comme elle l’est lorsque la victoire est impossible, et il est interdit de se laisser aller au désespoir. Telles sont ses paroles. (2)
(1) Minhaj al-sunna, vol. 4, pp. 452-458 ; vol. 5, p. 518. (2) Voir : Al-Fatawa, vol. 28, pp. 314-315 ; Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, pp. 450-451.
قتل بني جذيمة لم يقتله النبي ﷺ للتأويل) [الفروع ٦/ ٢١٦ - ٢١٧ (١٠/ ٢٦٢ - ٢٦٤)] (١). ١٢٦٢ - التمثيل بالكفار: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: المثلة حق لهم، فلهم فعلها للاستيفاء وأخذ الثأر، ولهم تركها والصبر أفضل، وهذا حيث لا يكون في التمثيل بهم زيادة في الجهاد، ولا يكون نكالا لهم عن نظيرها، فأما إذا كان في التمثيل السائغ دعاء لهم إلى الإيمان، أو زجر لهم عن العدوان، فإنه هنا من إقامة الحدود، والجهاد المشروع، ولم تكن القصة في أحد كذلك، فلهذا كان الصبر أفضل، فأما إذا كان المغلب حق الله تعالى فالصبر هناك واجب، كما يجب حيث لا يمكن الانتصار، ويحرم الجزع. هذا كلامه) [الفروع ٦/ ٢١٨ (١٠/ ٢٦٥ - ٢٦٦)] (٢).
(١) «منهاج السنة» (٤/ ٤٥٢ - ٤٥٨؛ ٥/ ٥١٨). (٢) انظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٣١٤ - ٣١٥)، «الاختيارات» للبعلي (٤٥٠ - ٤٥١).