que le recours à leur concours est formellement proscrit pour ce qui est des postes d’agent et de scribe. Abû Ṭâlib l’interrogea au sujet d’une tâche comparable à la perception du kharâj (impôt foncier) ; il répondit : « On ne se fait aider d’eux pour rien. » Le Qâḍî en conclut qu’il n’est pas permis qu’un tel individu soit chargé de la zakât ; il s’ensuit que la question repose sur deux versions, la première – l’interdiction – étant celle retenue par notre shaykh et d’autres, parce qu’elle entraîne ou conduit à des maux, et elle est encore plus évidente que la question du jihâd. Notre shaykh a ajouté : « Celui d’entre eux qui prend en charge un dîwân (bureau) des musulmans voit son pacte de dhimma rompu, car cela relève du ṣighâr (sujétion). » (1) ⦗al-Furûʿ 6/205 (10/247-248)⦘ (2).
1260 – Les actes de l’Imâm des musulmans reposent sur l’intérêt, financier ou autre :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Notre shaykh a choisi que l’Imâm œuvre selon l’intérêt, dans les biens comme ailleurs, à l’image de ce que le Prophète ﷺ fit avec les habitants de La Mecque. » ⦗al-Furûʿ 6/213 (10/257-258)⦘ (3).
1261 – Celui qui tue autrui en se fondant sur une interprétation :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans la Réfutation de notre shaykh au Râfiḍî, il est dit que la communauté peut se tromper d’interprétation à propos du sang, des biens et de l’honneur ; il mentionna ensuite le meurtre commis par Usâma contre l’homme qui embrassa l’islam après qu’il eut levé l’épée contre lui, ainsi que le récit concernant al-Miqdâd.
Il en ressort qu’ils étaient bel et bien musulmans dont il est interdit de verser le sang ; malgré cela, aucune peine de talion, aucune diya ni kaffâra ne fut exigée, parce que le tueur avait agi par interprétation. Tel est l’avis de la majorité, comme ash-Shâfiʿî, Aḥmad et d’autres. De même, rien n’est dû par un ennemi qui se convertit, car il s’est appuyé sur une interprétation. Usayd b. Ḥuḍayr dit à Saʿd b. ʿUbâda, lors de l’affaire de la calomnie : « Tu es un hypocrite. » Et ʿUmar
(1) In al-Insaf (vol. 4, p. 105) : (car cela est incompatible avec la notion de mineurs).
(2) Al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli, p. 450.
(3) Al-Fatawa, vol. 34, p. 118 ; Al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli, p. 450.
الاستعانة تحريمها في العمالة والكتبة، وسأله أبو طالب عن مثل الخراج؟ فقال: لا يستعان بهم في شيء. وأخذ القاضي منه أنه لا يجوز كونه عاملا في الزكاة، فدل أن المسألة على روايتين، والأولى المنع واختاره شيخنا وغيره أيضا؛ لأنه يلزم منه مفاسد أو يفضي إليها، فهو أولى من مسألة الجهاد.
وقال شيخنا: من تولى منهم ديوانا للمسلمين انتقض عهده؛ لأنه من الصغار (١)) [الفروع ٦/ ٢٠٥ (١٠/ ٢٤٧ - ٢٤٨)] (٢).
١٢٦٠ - تصرفات إمام المسلمين تبنى على المصلحة في المال وغيره:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا: للإمام عمل المصلحة في مال وغيره، كعمل النبي ﷺ بأهل مكة) [الفروع ٦/ ٢١٣ (١٠/ ٢٥٧ - ٢٥٨)] (٣).
١٢٦١ - من قتل غيره متأولا:
- قال ابن مفلح: (وفي «رد شيخنا على الرافضي»: الأمة يقع منها التأويل في الدم والمال والعرض، ثم ذكر قتل أسامة للرجل الذي أسلم بعد أن علاه بالسيف، وخبر المقداد.
قال: فقد ثبت أنهم مسلمون يحرم قتلهم، ومع هذا فلم يضمن المقتول، بقود ولا دية ولا كفارة، لأن القاتل كان متأولا، هذا قول أكثرهم كالشافعي وأحمد وغيرهما، وكما لا يلزم الحربي إذا أسلم شيء لأنه متأول، وقال أسيد بن حضير لسعد بن عبادة في قصة الإفك: إنك منافق. وقال عمر
(١) في «الإنصاف» (٤/ ١٠٥): (لأنه ينافي الصغار).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٤٥٠).
(٣) «الفتاوى» (٣٤/ ١١٨)، «الاختيارات» للبعلي (٤٥٠).