1256 – Se jeter au cœur de l’ennemi :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a indiqué qu’il est recommandé de s’y engager lorsque cela profite aux musulmans ; autrement, c’est interdit, car cela relève d’une mise en péril condamnée. » ⦗al-Furûʿ 6/202 (10/243)⦘ (1).
1257 – Le jihâd de défense :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Notre shaykh a affirmé que le jihâd visant à repousser les mécréants devient une obligation individuelle pour chacun ; il est alors illicite de fuir devant un ennemi même deux fois plus nombreux, car il s’agit d’un jihâd dicté par la nécessité et non par le choix. Les Compagnons tinrent bon le jour d’Uḥud et lors de la bataille des Coalisés, par devoir, et de même quand les Tatars entrèrent à Damas. » ⦗al-Furûʿ 6/202 (10/244)⦘ (2).
1258 – Le recours aux polythéistes pour la main-d’œuvre et la tenue des registres :
1259 – Statut de celui d’entre eux qui dirige un dîwân musulman :
– Ibn Mufliḥ indique : « Il ressort qu’il est répréhensible de solliciter l’aide d’un infidèle, sauf en cas de nécessité ; certains ont précisé : en cas de besoin. D’après un autre avis, cela est permis s’il nourrit à notre égard une bonne opinion. Plusieurs auteurs — et il le tranche de façon catégorique dans al-Muḥarrar — ont ajouté que cela n’est recevable que si notre force s’en trouve accrue et que l’ennemi en pâtit. Dans al-Wâḍiḥ, deux versions sont rapportées : la permission et son contraire en l’absence de nécessité, toutes deux fondées sur la question de lui attribuer une part du butin, selon ses propres termes. Dans al-Balgha, on lit que c’est illicite sauf en cas de besoin accompagné d’une bonne opinion ; on y trouve aussi : sauf en cas de stricte nécessité. Abû al-Ḥusayn et d’autres affirment, sans réserve, que les versions concordent pour dire qu’on ne cherche pas leur concours et qu’ils ne coopèrent pas. Le Qâḍî a déduit, de l’interdiction… »
(1) Voir Jami‘ al-masa’il, vol. 5, p. 311-312, 324-329 ; Mukhtasar al-fatawa al-misriyya, p. 508.
(2) Voir al-Fatawa, vol. 28, p. 358-359 ; Jami‘ al-masa’il, vol. 5, p. 323-324 ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 449.
١٢٥٦ - الانغماس في العدو:
- قال ابن مفلح: (وذكر شيخنا: يستحب انغماسه لمنفعة المسلمين وإلا نهي عنه، وهو من التهلكة) [الفروع ٦/ ٢٠٢ (١٠/ ٢٤٣)] (١).
١٢٥٧ - جهاد الدفع:
- قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: جهاد الدفع للكفار يتعين على كل أحد، ويحرم فيه الفرار من مثليهم؛ لأنه جهاد ضرورة لا اختيار، وثبتوا يوم أحد والأحزاب وجوبا، وكذا لما قدم التتر دمشق) [الفروع ٦/ ٢٠٢ (١٠/ ٢٤٤)] (٢).
١٢٥٨ - الاستعانة بالمشركين في العمالة والكتابة:
١٢٥٩ - وحكم من تولى منهم ديوانا للمسلمين:
- قال ابن مفلح: (ويتوجه: يكره أن يستعين بكافر إلا لضرورة، وذكر جماعة: لحاجة، وعنه: يجوز مع حسن رأي فينا، زاد جماعة وجزم به في «المحرر»: وقوته بهم وبالعدو، وفي «الواضح» روايتان: الجواز وعدمه بلا ضرورة، وبناهما على الإسهام له، كذا قال، وفي «البلغة»: يحرم إلا لحاجة بحسن الظن، قال: وقيل: إلا لضرورة، وأطلق أبو الحسين وغيره أن الرواية لا تختلف أنه لا يستعان بهم ولا يعاونون، وأخذ القاضي من تحريم
(١) انظر: «جامع المسائل» (٥/ ٣١١ - ٣١٢، ٣٢٤ - ٣٢٩)، «مختصر الفتاوى المصرية» (٥٠٨).
(٢) انظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٣٥٨ - ٣٥٩)، «جامع المسائل» (٥/ ٣٢٣ - ٣٢٤)، «الاختيارات» للبعلي (٤٤٩).