Il s’agit donc de la seconde version rapportée de lui – celle qu’a retenue notre shaykh (qu’Allah lui fasse miséricorde) – [Aḥkâm Ahl al-Dhimma 1/492] (1).
1243 – Règle concernant l’entrée en islam de l’enfant né de deux parents mécréants lorsqu’un musulman le fait prisonnier ;
1244 – Règle concernant l’entrée en islam de l’enfant dont la filiation avec son père mécréant est rompue ;
1245 – Règle concernant l’entrée en islam de l’enfant lorsqu’il est acheté par un musulman :
Ibn al-Qayyim a dit : « Si l’on objecte : “Déclarez-le suiveur de celui qui l’a capturé, donc musulman, même si ses deux parents, ou l’un d’eux, sont encore présents ; car son rattachement à ses parents est désormais rompu et c’est le ravisseur qui détient sur lui le droit prioritaire.”
Nous répondons : “Oui, tel est effectivement notre avis, sans distinction aucune. C’est également la position de l’imam des gens de Syrie, ʿAbd al-Raḥmân ibn ʿAmr al-Awzâʿî ; Aḥmad l’a explicitement énoncée, et Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya l’a adoptée…”
Si l’on demande ensuite : “Étendez-vous cette règle au cas où la filiation au père est rompue pour une autre raison, par exemple lorsque l’enfant est né d’un adultère ou qu’il est déclaré non filial à la suite d’un *liʿân* ?”
Nous répondons : “Oui, parce que le motif qui incline naturellement l’enfant vers l’islam – la *fiṭra* – est présent, et que l’empêchement, à savoir la présence effective des deux parents, est absent.”
Cependant, la position la plus solide à la lumière de la preuve est celle de la majorité : on ne déclare pas l’enfant musulman dans ce cas. Telle est la seconde version rapportée de Aḥmad, qu’a adoptée Shaykh al-Islâm…
Si l’on objecte encore : “Appliquez-vous ce même principe en rendant l’enfant tributaire de son propriétaire ? Direz-vous que si un musulman achète un enfant mécréant, celui-ci devient musulman par sujétion à son maître ? Ou bien vous contredisez-vous en distinguant ce cas du prisonnier de guerre ?”
(1) Dar' at-Ta'arud, vol. 8, p. 434.
عنه ــ، اختارها شيخنا (رحمه الله)) [أحكام أهل الذمة ١/ ٤٩٢] (١).
١٢٤٣ - الحكم بإسلام الطفل المولود لأبوين كافرين إذا سباه مسلم:
١٢٤٤ - والحكم بإسلام الطفل الذي انقطع نسبه عن أبيه الكافر:
١٢٤٥ - والحكم بإسلام الطفل إذا اشتراه مسلم:
- قال ابن القيم: (فإن قيل: فاجعلوه تابعا لسابيه في الإسلام وإن كان معه أبواه أو أحدهما، فإن تبعيته لأبويه قد انقطعت وصار السابي هو أحق به.
قيل: نعم، وهكذا نقول سواء، وهو قول إمام أهل الشام عبد الرحمن بن عمرو الأوزاعي، ونص عليه أحمد، واختاره شيخ الإسلام ابن تيمية ...
فإن قيل: فهل تطردون هذا فيما انقطع نسبه عن الأب، مثل كونه ولد زنا، أو منفيا بلعان؟
قيل: نعم، لوجود المقتضي لإسلامه بالفطرة، وعدم المانع، وهو وجود الأبوين.
ولكن الراجح في الدليل قول الجمهور، وأنه لا يحكم بإسلامه بذلك، وهو الرواية الثانية عنه، اختارها شيخ الإسلام ...
فإن قيل: فهل تطردون هذا الأصل في جعله تبعًا للمالك، فتقولون: إذا اشترى المسلم طفلًا كافرًا يكون مسلمًا تبعًا له، أو تتناقضون فتفرقون بينه وبين السابي؟
(١) «درء التعارض» (٨/ ٤٣٤).