à son héritage, alors même que nous reconnaissons au fœtus un statut juridique propre en matière successorale. En effet, selon son principe, le proche parent non-musulman hérite s’il embrasse l’islam avant le partage. Notre shaykh a précisé qu’il fallait restreindre cette règle au cas où la mère se convertit avant l’accouchement ; dans cette situation, l’enfant devient, sans le moindre doute, musulman. Il ajouta : « Le raisonnement d’Ibn ʿAqîl est faible. » [Al-Furūʿ 6/183 (10/214-215)]. Voir également ce qui précède au n° 928. 1241 – Sort des enfants des non-musulmans, et de ceux d’entre eux qui atteignent l’âge adulte en étant déments, dans l’au-delà : – Ibn Mufliḥ a dit : « Les enfants des non-musulmans sont en Enfer ; selon un autre avis, on s’abstient de statuer. Ibn ʿAqîl et Ibn al-Jawzî ont retenu qu’ils sont au Paradis comme les enfants des musulmans, de même que celui d’entre eux qui atteint la puberté tout en étant fou. Quant à notre shaykh, il a opté pour qu’ils soient soumis à une épreuve le Jour de la Résurrection, conformément aux textes. » [Al-Furūʿ 6/183-184 (10/215-216)] (1). 1242 – L’enfant dont les deux parents non-musulmans, ou l’un d’eux, viennent à mourir : – Ibn al-Qayyim a dit : « … Les savants ont divergé quant au jugement de l’enfant lorsque ses deux parents – ou l’un des deux – décèdent : doit-on considérer qu’il est musulman ? De l’imâm Aḥmad, trois versions ont été rapportées : La première : il est déclaré musulman à la mort des deux parents, ou de l’un d’eux, en raison de la parole prophétique : “Ce sont ses parents qui en font un juif ou un chrétien.” Or, il n’a plus de parents auprès de lui et il demeure sur la nature primordiale (al-fiṭra), c’est-à-dire l’islam… ; il est donc musulman. »
(1) Fatâwâ, t. 4, p. 246-247 ; al-Ikhtiyârât d’al-Bâ‘lî, p. 444. Voir aussi Fatâwâ, t. 10, p. 739 ; t. 24, p. 372 ; Dar‘ at-Ta‘âruḍ, t. 8, p. 401-402.
إرثه مع كوننا نجعل للحمل حكما في باب الإرث، وذلك أن من أصله أن يورث القريب الكافر إذا أسلم قبل القسم. وقال شيخنا: قيد ذلك بما إذا أسلمت أمه قبل الوضع، فإنه في هذه الصورة يصير مسلما بلا ريب. قال: وتعليل ابن عقيل ضعيف) [الفروع ٦/ ١٨٣ (١٠/ ٢١٤ - ٢١٥)]. وانظر: ما سبق برقم: (٩٢٨). ١٢٤١ - حكم أطفال الكفار، ومن بلغ منهم مجنونا في الآخرة: - قال ابن مفلح: (وأطفال الكفار في النار، وعنه: الوقف، واختار ابن عقيل وابن الجوزي: في الجنة كأطفال المسلمين، ومن بلغ منهم مجنونا، واختار شيخنا تكليفهم في القيامة للأخبار) [الفروع ٦/ ١٨٣ - ١٨٤ (١٠/ ٢١٥ - ٢١٦)] (١). ١٢٤٢ - الطفل إذا مات أبواه الكافران أو أحدهما: - قال ابن القيم: ( ... لكن تنازعوا في الطفل إذا مات أبواه أو أحدهما هل يحكم بإسلامه؟ وعن أحمد في ذلك ثلاث روايات: إحداهن: يحكم بإسلامه بموت الأبوين، أو أحدهما، لقوله: «فأبواه يهودانه وينصرانه»، وهذا ليس معه أبواه وهو على الفطرة، وهي الإسلام ... فيكون مسلما.
(١) «الفتاوى» (٤/ ٢٤٦ - ٢٤٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤٤٤)، وانظر: «الفتاوى» (١٠/ ٧٣٩؛ ٢٤/ ٣٧٢)، «درء التعارض» (٨/ ٤٠١ - ٤٠٢).