et le dernier d’entre eux affirme qu’Allah, exalté soit-Il, écarte, par Sa bénédiction, de ceux qui se consacrent à l’adoration et à l’invocation, ce que, prétend-on (1), les sphères célestes rendraient inéluctable, et qu’ils reçoivent, dans les deux demeures, une récompense que les sphères sont incapables de procurer. [Al-Furūʿ 6/178 (10/208)] (2)
1239 – Question
Ibn Mufliḥ dit : « Si les deux parents d’un fœtus ou d’un enfant, ou seulement l’un d’eux — à l’exclusion du grand-père et de la grand-mère — embrassent l’islam, l’enfant est musulman. Le texte explicite ajoute : il en va de même pour un mineur discernant qui n’a pas encore atteint la puberté ; Ibn Manṣūr rapporte : tant qu’il n’a pas dix ans, il est musulman. Il en est de même si un musulman le fait prisonnier alors qu’il est seul. Selon une autre version, il reste non-musulman, comme lorsqu’il est capturé avec ses deux parents, opinion tenue pour la plus correcte. S’il est capturé avec l’un des deux, il est musulman ; d’après une autre version, il suit la religion de son père ; selon encore une autre — que retient al-Âjurrî — l’enfant capturé conjointement avec l’un quelconque de ses parents suit ce dernier. Il suit également un captor dhimmî au même titre qu’un captor musulman. On a aussi dit : s’il est capturé seul, il devient musulman. ʿAbd Allāh et al-Faḍl b. Ziyād ont rapporté qu’il suit tout propriétaire musulman, comme dans le cas du captif ; c’est l’avis adopté par notre shaykh. » [Al-Furūʿ 6/182 (10/213)]
1240 – L’héritage du fœtus né d’un père non-musulman lorsque sa mère se convertit avant l’accouchement
Ibn Mufliḥ dit : « Le texte apparent des Fusūl l’assimile à celui qui se convertit avant le partage de la succession. Et, ailleurs — à la suite du rapport d’al-Kahhāl (3) — il a considéré que la conversion survenue ultérieurement constitue un empêchement à… »
(1) Ibn Qundus, dans sa note marginale sur al-Furū’ (« Les branches de la jurisprudence »), précise : « c’est-à-dire par la bénédiction de la supplication ; autrement dit, les musulmans sont unanimes à ce sujet ; et lorsqu’il emploie le terme “ils ont prétendu”, il désigne les habitants des sphères célestes. »
(2) Al-Faṭāwā (vol. 35, p. 197) ; al-Ikhtiārāt d’al-Ba‘lī, p. 444.
(3) Ibn Muflih en avait déjà parlé avant ce passage à propos d’une chrétienne enceinte dont le mari est mort en tant que chrétien ; elle s’est convertie à l’islam, puis a accouché. Il déclare : « Elle n’hérite pas ; on n’hérite qu’au moment de la naissance, et le statut se fonde sur l’islam. » C’est la lecture des éditions 1 et 2, mais la plus rigoureuse serait : « Elle n’hérite pas ; on n’hérite qu’au moment de la naissance », comme l’indique al-Insāf (t. 7, p. 333).
وآخرهم أن الله تعالى يدفع عن أهل العبادة والدعاء ببركته ما زعموا (١) أن الأفلاك توجبه، وأن لهم من ثواب الدارين ما لا تقوى الأفلاك أن تجلبه) [الفروع ٦/ ١٧٨ (١٠/ ٢٠٨)] (٢).
١٢٣٩ - مسألة:
- قال ابن مفلح: (وإن أسلم أبوا حمل أو طفل أو أحدهما، لا جده وجدته، والمنصوص: أو مميز لم يبلغ، نقل ابن منصور: لم يبلغ عشرا، فمسلم، وكذا إن سباه مسلم منفردا، وعنه: كافر، كسبيه معهما على الأصح، وإن سبي مع أحدهما فمسلم، وعنه: يتبع أباه، وعنه: المسبي معه منهما، اختاره الآجري، ويتبع سابيا ذميا كمسلم، وقيل: إن سباه منفردا فمسلم، ونقل عبد الله والفضل بن زياد: يتبع مالكا مسلما كسبي، اختاره شيخنا) [الفروع ٦/ ١٨٢ (١٠/ ٢١٣)].
١٢٤٠ - إرث الحمل من أب كافر إذا أسلمت أمه قبل الوضع:
- قال ابن مفلح: (وظاهر «الفصول»: أنه كمن أسلم قبل قسم التركة، وقال في مكان آخر ــ بعد رواية الكحال (٣) ــ: جعل تجدد الإسلام مانعا من
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: ببركة الدعاء، يعني: أهل الإسلام أجمعوا على هذا، وقوله: «زعموا» أي: أهل الأفلاك).
(٢) «الفتاوى» (٣٥/ ١٩٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤٤٤).
(٣) ذكرها ابن مفلح قبل هذا الكلام، وهي في نصراني مات عن نصرانية حامل، فأسلمت، ثم ولدت، قال: (لا ترث، إنما ترث بالولادة، وحكم بالإسلام) كذا في ط ١، وط ٢، ولعل الصواب: (لا يرث، إنما يرث بالولادة) كما في الإنصاف: (٧/ ٣٣٣).