1235 – La protection du sang et des biens de l’apostat lorsqu’il revient à l’islam ne requiert pas la décision d’un juge. 1236 – Celui contre qui un témoignage d’apostasie est produit mais qui le nie : Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : les imâms sont unanimes pour affirmer que, lorsque l’apostat se convertit, sa vie et ses biens deviennent inviolables, même si aucun juge n’en a encore prononcé le jugement. De plus, selon l’opinion la plus connue de l’imâm Aḥmad – W: H Sh –, si des témoins attestent de l’apostasie d’un homme et que celui-ci la conteste, on le juge musulman ; il n’est pas tenu d’avouer ce dont on l’accuse. Lorsque nul témoin intègre ne se présente, le jugement ne dépend pas de son aveu ; le contraindre à le faire pourrait même entraîner le mensonge. Il est donc illicite de fonder une décision sur un tel aveu, comme dans le cas du bien-portant dont on sait qu’il a été influencé et qu’il ne parle que par crainte de la mise à mort : c’est un aveu sous la contrainte. » [Al-Furūʿ 6/172-173 (10/200)] (1). 1237 – Responsabilité de l’apostat pour les dommages causés durant sa période d’apostasie : Ibn Mufliḥ dit : « Il est tenu d’indemniser ce qu’il a détruit ; c’est l’avis explicite d’Aḥmad. D’après un autre rapport, s’il a commis ces actes en dâr ḥarb (territoire ennemi) ou au sein d’un groupe d’apostats rebelles, il n’est pas responsable ; telle est la position retenue par al-Khallâl, par son compagnon, par le Shaykh et par notre shaykh, à l’exemple des Compagnons et, par consensus, comme pour l’infidèle originel. Il ajoute : quant à l’apostat placé sous notre autorité et qui n’est pas en état de guerre, il est unanimement (ijmâʿ) tenu d’indemniser. » [Al-Furūʿ 6/175 (10/204-205)] (2). 1238 – L’astrologie : Ibn Mufliḥ écrit : « Notre shaykh a déclaré : l’astrologie — c’est-à-dire la prétention de déduire les événements terrestres des conditions célestes — relève de la sorcellerie ; elle est unanimement interdite, et le premier d’entre eux a reconnu… »
(1) al-Fatawa, vol. 35, p. 205 ; al-Ikhtiyarat, p. 443. (2) al-Ikhtiyarat, p. 444.
١٢٣٥ - عصمة دم ومال المرتد إذا أسلم لا تفتقر إلى حكم حاكم: ١٢٣٦ - ومن شهدت عليه بينة بالردة فأنكر: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: اتفق الأئمة أن المرتد إذا أسلم عصم دمه وماله وإن لم يحكم به حاكم، بل مذهب الإمام أحمد في المشهور عنه «و: هـ ش» أن من شهدت عليه بينة بالردة فأنكر حكم بإسلامه، ولا يحتاج أن يقر بما شهد به عليه، فإذا لم يشهد عليه عدل لم يفتقر الحكم إلى إقراره «ع» بل إخراجه إلى ذلك قد يكون كذبا، ولهذا لا يجوز بناء حكم على هذا الإقرار، كإقرار الصحيح فإنه قد علم أنه لقنه وأنه فعله خوف القتل وهو إقرار تلجئة) [الفروع ٦/ ١٧٢ - ١٧٣ (١٠/ ٢٠٠)] (١). ١٢٣٧ - ضمان المرتد ما أتلفه زمن ردته: - قال ابن مفلح: (ويضمن ما أتلفه، نص عليه، وعنه: إن فعله بدار حرب أو في جماعة مرتدة ممتنعة فلا، اختاره الخلال وصاحبه والشيخ، واختاره شيخنا، لفعل الصحابة وكالكافر الأصلي إجماعا. قال: وإن المرتد تحت حكمنا ليس محاربا يضمن إجماعا) [الفروع ٦/ ١٧٥ (١٠/ ٢٠٤ - ٢٠٥)] (٢). ١٢٣٨ - التنجيم: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: التنجيم كالاستدلال بالأحوال الفلكية على الحوادث الأرضية من السحر، قال: ويحرم إجماعا، وأقر أولهم
(١) «الفتاوى» (٣٥/ ٢٠٥)، «الاختيارات» (٤٤٣). (٢) «الاختيارات» (٤٤٤).