1227 – Les causes des tribulations Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : “La plupart des troubles qui se sont produits trouvent parmi leurs causes majeures le manque de patience, car la fitna procède de deux sources : soit la faiblesse du savoir, soit la faiblesse de la patience. L’ignorance et l’injustice sont en effet la racine du mal ; l’auteur d’un mal n’y sombre qu’en raison de son ignorance de la nature mauvaise de son acte et parce que son âme le convoite. Par la science, l’ignorance se dissipe, et par la patience on réfrène passions et désirs ; la fitna disparaît alors.” » ⦗al-Furûʿ 6/160 (10/181)⦘. 1228 – Déclarer mécréants les gens de l’innovation Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : “Ses textes(1) sont explicites : on ne déclare pas mécréants les kharijites, les qadariyya, les murji’a et autres ; il n’a tenu pour mécréants que les jahmiyya, et encore, non pas leurs personnes(2).” Il ajouta : “Certains rapportent de lui deux versions quant au fait de vouer à l’incroyance, de manière absolue, les gens de l’innovation, y compris les murji’a et les chiites qui accordent la prééminence à ʿAlî. Toutefois, les écoles juridiques des imâms – Aḥmad et les autres – reposent sur la distinction(3) entre l’espèce et l’individu.” » ⦗al-Furûʿ 6/161 (10/182)⦘(4). 1229 – Différencier le combat contre les kharijites et celui contre les apostats Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : “Combattre les Tatars, même s’ils étaient musulmans, est comparable au combat… »
(1) C’est-à-dire l’imâm Ahmad. (2) Ibn Qundus précise dans sa Hachiya sur al-Furuʿ : c’est-à-dire qu’il déclare les Jahmiyya mécréants sans identifier les personnes ; il se contente de dire, par exemple, «les Jahmiyya sont des kuffâr», et non «Untel al-Jahmi est kâfir». Tel est le sens de l’expression de l’auteur «lâ aʿyânuhum» (litt. «pas leurs individus»), c’est-à-dire qu’il ne prononce pas la mécréance à l’égard de personnes déterminées. (3) Cette leçon se retrouve dans les éditions 1 et 2, ainsi que dans la note marginale de la seconde édition : dans les manuscrits on lit «at-tafsîl» (le détail), et cette lecture a été retenue à l’impression. Le texte des Fatâwâ reproduit également cette leçon, conforme aux manuscrits et donc correcte. (4) Al-Fatâwa, t. 23, p. 348.
١٢٢٧ - أسباب الفتن: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: عامة الفتن التي وقعت من أعظم أسبابها قلة الصبر، إذ الفتنة لها سببان: إما ضعف العلم، وإما ضعف الصبر، فإن الجهل والظلم أصل الشر، وفاعل الشر إنما يفعله لجهله بأنه شر، ولكون نفسه تريده، فبالعلم يزول الجهل، وبالصبر يحبس الهوى والشهوة، فتزول تلك الفتنة) [الفروع ٦/ ١٦٠ (١٠/ ١٨١)]. ١٢٢٨ - تكفير أهل البدع: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: نصوصه (١) صريحة على عدم كفر الخوارج والقدرية والمرجئة وغيرهم وإنما كفر الجهمية لا أعيانهم (٢). قال: وطائفة تحكي عنه روايتين في تكفير أهل البدع مطلقا، حتى المرجئة والشيعة المفضلة لعلي. قال: ومذاهب الأئمة أحمد وغيره مبنية على التفضيل (٣) بين النوع والعين) [الفروع ٦/ ١٦١ (١٠/ ١٨٢)] (٤). ١٢٢٩ - التفريق بين قتال الخوارج وأهل الردة: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: قتال التتار ولو كانوا مسلمين كقتال
(١) أي: الإمام أحمد. (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: أنه يكفر الجهمية من غير تعيين الأشخاص، فيقول مثلا للجهمية: كفار، ولا يقول: فلان الجهمي كافرٌ. وهذا معنى قول المصنف: «لا أعيانهم» أي: لا يكفر الأشخاص المعينة). (٣) كذا في ط ١، وط ٢، وفي حاشية ط ٢: (في النسخ الخطية: «التفصيل»، والمثبت من ط)، وما في «الفتاوى» موافق لما في النسخ الخطية، وهو الصواب. (٤) «الفتاوى» (٢٣/ ٣٤٨).