leur faiblesse, leur humiliation ou leur chagrin, car la plupart de ceux qui renoncent à une riposte légitime ne le font que pour ces raisons ou pour d’autres analogues.
Ils ne ressemblent pas non plus à celui qui, lorsqu’il se met en colère, ne pardonne ni n’excuse, mais transgresse ou se venge jusqu’à ce qu’une force extérieure l’arrête. C’est ainsi que, la plupart du temps, lorsque les gens se fâchent et disposent du pouvoir, ils ne s’en tiennent pas à la justice, encore moins à la bienfaisance. Allah les a donc loués pour le fait qu’ils se défendent tout en sachant pardonner.
C’est dans ce sens qu’Ibrâhîm an-Nakhâʿî a dit : « Ils détestaient d’être avilis ; mais, lorsqu’ils en avaient la capacité, ils pardonnaient… » jusqu’à ce qu’il mentionne (1) les deux versions concernant la défense d’un homme contre lui-même. Puis il ajouta : « Il semble que l’obligation ne s’impose pas lorsqu’une corruption équivalente à celle qu’entraîne l’abstention, ou pire encore, en découlerait. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’histoire du fils d’Âdam (2) et celle de ‘Uthmân (qu’Allah l’agrée). En revanche, lorsque la défense n’occasionne que la destruction du bien de l’oppresseur, son arrestation ou son châtiment corporel, l’obligation apparaît plus manifeste. » Tel est le sens de Sa parole : « Ils se défendent eux-mêmes » (ash-Shûrâ 42:39). Ainsi, la riposte peut être tantôt recommandée, tantôt obligatoire, de même que le pardon. [Al-Furûʿ 6/149-150 (10/167-168)] (3).
1220 – Celui qui entre dans le territoire ennemi et dont le mal ne peut être repoussé qu’en le tuant
– Ibn Mufliḥ a dit : « Celui qui s’introduit dans le pays de l’ennemi et dont le préjudice ne saurait être écarté qu’en le mettant à mort, il est permis de le tuer, au même titre que l’agresseur (ṣâʾil). » C’est ce qu’a rapporté notre maître. [Al-Furûʿ 6/150 (10/168)] (4).
(1) C’est-à-dire Ibn Taymiyya ; l’argument provient de Ibn Muflih.
(2) Ibn Qundus, dans sa Hachiya sur al-Furu, note : « Lorsque son frère voulut le tuer, il ne se défendit pas. »
(3) Voir : Fatawa, t. 11, p. 547-552.
(4) Voir : Fatawa, t. 28, p. 319 ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba’li, p. 433.
وهنهم أو ذلهم أو حزنهم، فإن أكثر من يترك الانتصار بالحق إنما يتركه لهذه الأمور وأشباهها.
وليسوا مثل الذي إذا غضب لا يغفر ولا يعفو، بل يعتدى أو ينتقم حتى يكف من خارج، كما عليه أكثر الناس إذا غضبوا وقدروا لا يقفون عند العدل فضلا عن الإحسان، فحمدهم على أنهم هم ينتصرون وهم يغفرون، ولهذا قال إبراهيم النخعي: كانوا يكرهون أن يُستذلُّوا، فإذا قدروا عفوا ... إلى أن ذكر (١) الروايتين في دفع الإنسان عن نفسه، ثم قال: ويشبه أن لا يجب مع مفسدة تقاوم مفسدة الترك أو تفضي إلى فساد أكثر، وعلى هذا تخرج قصة ابن آدم (٢) وعثمان (رضي الله عنه)، بخلاف من لم يكن في دفعه إلا إتلاف مال الغير الظالم أو حبسه أو ضربه، فهنا الوجوب أوجه، وهذا معنى قوله: ﴿هُمْ يَنْتَصِرُونَ﴾ [الشورى: ٣٩]، فالانتصار قد يكون مستحبا تارة، وقد يكون واجبا أخرى، كالمغفرة سواء) [الفروع ٦/ ١٤٩ - ١٥٠ (١٠/ ١٦٧ - ١٦٨)] (٣).
١٢٢٠ - إذا قفز إلى بلد العدو ولم يندفع ضرره إلا بقتله:
- قال ابن مفلح: (ومن قفز إلى بلد العدو ولم يندفع ضرره إلا بقتله جاز قتله، كالصائل ذكره شيخنا) [الفروع ٦/ ١٥٠ (١٠/ ١٦٨)] (٤).
(١) أي: ابن تيمية، والكلام لابن مفلح.
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (لما أراد أخوه قتله لم يدفعه).
(٣) انظر: «الفتاوى» (١١/ ٥٤٧ - ٥٥٢).
(٤) انظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٣١٩)، «الاختيارات» للبعلي (٤٣٣).