ainsi que pour ses biens, pourvu que l’on présume leur sécurité à tous deux. Plusieurs autorités ont déclaré : si cette condition est remplie, c’est permis ; sinon, c’est interdit. D’autres ont rapporté qu’il existe, à propos de la permission de défendre l’un ou l’autre de ces deux droits (1) comme à propos de son interdiction, deux versions. Harb rapporte une attitude de réserve (waqf) lorsqu’il s’agit du bien d’autrui. At-Tirmidhî (2) et d’autres transmettent qu’« il ne le combat pas, car il ne lui est pas permis de tuer pour le bien d’autrui ». Dans At-Tabsira, comme chez notre maître, il est affirmé sans restriction que la défense du bien d’autrui est obligatoire. Il y est dit : « S’il refuse, qu’il en informe le propriétaire ; si celui-ci en est incapable, il lui incombe alors de l’aider. » Notre maître a encore statué, au sujet d’une troupe qui combattit des Bédouins ayant pillé les marchandises de commerçants pour les leur restituer : « Ces hommes sont des combattants dans la voie d’Allah ; aucune responsabilité ne leur incombe – ni peine de talion (qiṣâṣ), ni diyah (prix du sang), ni kaffâra (expiation). » Il a ajouté : « Quiconque se met en route (3) mû par le désir de commandement ou d’argent ne recevra aucune récompense (4) ; il pèche à cause de la corruption de son intention, à l’instar de celui qui prie pour se faire voir et entendre. » [Al-Furûʿ 6/147 (10/164)] (5) 1219 – Préférer la riposte ou le pardon – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : Le verset mentionné (6) renferme un enseignement précieux : il loue ceux qui se défendent lorsqu’on leur fait injustice, tout comme il loue ceux qui pardonnent lorsqu’ils sont en colère. Ils ne ressemblent pas à celui qui, faute de force pour riposter ou d’énergie pour agir, s’abstient par impuissance, paresse ou… »
(1) Dans la «Ḥāshiyah ʿalā al-Furūʿ» d’Ibn Qundus : c’est-à-dire nafs ghayrihi (la personne d’autrui) et māl ghayrihi (les biens d’autrui). (2) Dans l’édition 1 : « et rapporté par Aḥmad et al-Tirmidhī » ; cette lecture est reprise dans l’édition 2. (3) Dans al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī : āman. (4) Dans l’édition 2 : non attesté. (5) Voir al-Fatāwā, t. 28, p. 317-320 ; t. 34, pp. 241-242 ; al-Ikhtiyārāt, p. 428. (6) Renvoi au verset wa alladhīna idhā aṣābahum al-baghyu hum yantasirūn (et ceux qui, lorsqu’une oppression les frappe, se défendent), sourate ash-Shūrā (v. 39).
وكذا ماله مع ظن سلامتهما، وذكر جماعة: يجوز وإلا حرم، وقيل: وفي جوازه عنهما (١) وعن حرمته روايتان، نقل حرب الوقف في مال غيره، ونقل الترمذي (٢) وغيره: لا يقاتله، لأنه لم يبح له قتله لمال غيره، وأطلق في «التبصرة» وشيخنا لزومه عن مال غيره، قال في «التبصرة»: فإن أبى أعلم مالكه، فإن عجز لزمه إعانته. قال شيخنا في جند قاتلوا عربا نهبوا أموال تجار ليردوه إليهم: هم مجاهدون في سبيل الله، ولا ضمان عليهم بقود ولا دية ولا كفارة. قال: ومن أمر (٣) للرئاسة والمال لم يثب (٤)، يأثم على فساد نيته كالمصلي رياء وسمعة) [الفروع ٦/ ١٤٧ (١٠/ ١٦٤)] (٥). ١٢١٩ - المفاضلة بين الانتصار والعفو: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: إن في الآية المذكورة (٦) فائدة عظيمة، وهو أنه حمدهم على أنهم هم ينتصرون عند البغي عليهم، كما أنهم هم يعفون عند الغضب. ليسوا مثل الذي ليس له قوة الانتصار وفعله، لعجزهم أو كسلهم أو
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: نفس غيره ومال غيره). (٢) في ط ١: (ونقل أحمد والترمذي)، والمثبت من ط ٢. (٣) في «الاختيارات» للبعلي: (آمن). (٤) في ط ٢: (لم يثبت). (٥) انظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٣١٧ - ٣٢٠؛ ٣٤/ ٢٤١، ٢٤٢)، «الاختيارات» (٤٢٨). (٦) يشير إلى قوله تعالى: ﴿وَالَّذِينَ إِذَا أَصَابَهُمُ الْبَغْيُ هُمْ يَنْتَصِرُونَ﴾ [الشورى: ٣٩ [.