– Ibn Mufliḥ a dit : « La peine légale pour fornication, consommation de boisson enivrante et vol s’annule par le repentir ; c’est l’opinion retenue par la majorité. Certains ajoutent qu’il faut encore la droiture des actes pendant une période donnée ; d’aucuns précisent : avant même le repentir, d’autres : avant que l’autorité n’ait la capacité de saisir le fautif, d’autres enfin : avant le début de l’exécution de la peine. (1)
Dans l’étude d’al-Qâḍî, on distingue selon que l’imâm en ait eu connaissance ou non, tandis que notre maître a retenu que, même si la peine a déjà commencé, on ne l’achève pas (2), et que la fuite du condamné au cours de son exécution vaut repentir pour lui. » [Al-Furûʿ 6/143 (10/159-160)] (3).
1217 – Exécution de la peine de diffamation (qadhf) contre le non-musulman devenu musulman :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans ʿUyûn al-Masâʾil, au sujet de la levée de la jizya par l’Islam : lorsqu’il se convertit, les châtiments encourus du fait de son incroyance, telle la peine de mort et les autres peines légales, sont levés. Et, dans Al-Mubhij, on envisage que la peine pour fornication prononcée contre un dhimmî tombe, tandis que la peine de diffamation est, elle, exécutée ; tel est l’avis de notre maître. » [Al-Furûʿ 6/144 (10/160-161)].
1218 – Combattre pour défendre le bien d’autrui :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Il est tenu (4) de défendre la vie d’autrui, car on ne saurait présumer qu’il préfère le martyre ; c’est comparable au fait de le ranimer en lui offrant de la nourriture. Cette opinion est rapportée par al-Qâḍî et d’autres. L’auteur d’Ar-Riʿâya, pour sa part, pose la condition que le défenseur ait de bonnes raisons de penser qu’il restera sain et sauf. »
(1) Dans « Tashih al-Furu' », al-Mardâwî s’interroge : « C’est-à-dire, si l’on affirme que la peine est abrogée par la tawba (repentir), faut-il que le repentir intervienne avant la confirmation du hudûd (châtiments légaux), avant que le juge n’ait la qûdrah (capacité) ou avant son iqâma (application) ? », etc.
(2) Dans « al-Insâf » d’al-Mardâwî, il rapporte que le shaykh Taqî al-Dîn (qu’Allah lui fasse miséricorde) a retenu que la tawba (repentir) soit acceptée même lors de l’iqâma al-hudûd (édiction du châtiment).
(3) Voir : « al-Fatâwa » (t. 16, p. 31–32 ; t. 34, p. 179–180 ; t. 35, p. 110), « al-Ikhtiyârât » (p. 427–428).
(4) C’est-à-dire : al-qitâl (le combat).
- وقال ابن مفلح: (ويسقط حد زنا وشرب وسرقة بتوبته، اختاره الأكثر، وقيل: وصلاح عمله مدة، قيل: قبل توبته، وقيل: قبل القدرة، وقيل: قبل إقامته (١).
وفي بحث القاضي: التفرقة بين علم الإمام بهم أو لا، واختار شيخنا: ولو في الحد لا يُكَمَّل (٢)، وأن هربه فيه توبة له) [الفروع ٦/ ١٤٣ (١٠/ ١٥٩ - ١٦٠)] (٣).
١٢١٧ - استيفاء حد القذف من الكافر إذا أسلم:
- قال ابن مفلح: (وفي «عيون المسائل» في سقوط الجزية بإسلام: إذا أسلم سقطت عنه العقوبات الواجبة بالكفر، كالقتل وغيره من الحدود. وفي «المبهج» احتمال يسقط حد زنا ذمي، ويستوفى حد قذف، قاله شيخنا) [الفروع ٦/ ١٤٤ (١٠/ ١٦٠ - ١٦١)].
١٢١٨ - القتال دفاعا عن مال غيره:
- قال ابن مفلح: (ويلزمه (٤) عن نفس غيره، لأنه لا يتحقق منه إيثار الشهادة، وكإحيائه ببذل طعامه، ذكره القاضي وغيره، واختار صاحب «الرعاية»: مع ظن سلامة الدافع.
(١) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (يعني: إذا قلنا: يسقط بتوبته، فهل محل التوبة يكون قبل ثبوت الحد، أو قبل القدرة، أو قبل إقامته؟ ... الخ).
(٢) في «الإنصاف» للمرداوي: (واختار الشيخ تقي الدين (رحمه الله): تقبل ولو في الحد .. ).
(٣) انظر: «الفتاوى» (١٦/ ٣١ - ٣٢؛ ٣٤/ ١٧٩ - ١٨٠؛ ٣٥/ ١١٠)، «الاختيارات» (٤٢٧ - ٤٢٨).
(٤) أي: القتال.