— … et c’est également l’avis de notre maître (1). [Al-Furûʿ 6/142-143 (10/158-159)]. 1215 – S’il se repent de l’acte entraînant une peine légale (ḥadd) avant qu’on ne puisse mettre la main sur lui : 1216 – Et s’il se repent et s’enfuit durant l’exécution de la peine : – Ibn al-Qayyim a dit : « J’ai interrogé notre maître à ce sujet ; il m’a répondu en substance que la peine légale est purificatrice et que le repentir l’est également. Tous deux (2) ont préféré la purification par la peine à la simple purification par le repentir et n’ont voulu qu’être purifiés par la peine. Le Prophète ﷺ acquiesça à leur demande tout en orientant vers le choix de la purification par le repentir plutôt que par la peine, puisqu’il dit, au sujet de Mâʿiz : “Ne pouviez-vous le laisser se repentir afin qu’Allah accepte son repentir ?” Si, après le repentir, la peine était devenue nécessaire de façon définitive, il n’aurait pas été permis de l’abandonner. L’imâm dispose donc d’un choix : soit il renonce à l’appliquer, comme il le fit pour l’homme qui s’était présenté en confessant un acte passible de peine et auquel il dit : “Va, Allah t’a pardonné”, soit il la met à exécution, comme il la fit pour Mâʿiz et la Ghamidite, parce qu’ils avaient choisi son application et refusaient toute autre purification. C’est pour cela que le Prophète ﷺ les renvoya à plusieurs reprises, alors qu’ils insistaient pour qu’elle fût appliquée. Cette position est médiane entre celle de ceux qui disent qu’il n’est jamais permis d’appliquer la peine après le repentir, et celle de ceux qui estiment que le repentir n’a aucun effet pour la faire tomber. Si tu examines la sunna, tu verras qu’elle ne confirme que cette voie médiane. Allah est plus savant. » [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 2/98]. – Il a dit également : « … et si celui qui a avoué se rétracte pendant l’exécution de la peine et prend la fuite, on le laisse partir et la peine n’est pas achevée contre lui. Certains expliquent cela par le fait qu’il s’agit d’une rétractation, d’autres disent qu’il s’agit d’un repentir intervenu avant l’achèvement de la peine ; dès lors, elle ne s’applique plus, comme si le repentir était intervenu avant que l’on commence à la mettre en œuvre. Tel est le choix de notre maître. » [Zâd al-Maʿâd 5/33].
(1) Dans al-Inṣāf : « d’après le sens littéral de son propos, ainsi que l’a affirmé notre cheikh. » (2) C’est-à-dire : ma‘az et al-ghāmdiyya.
شيخنا (١)) [الفروع ٦/ ١٤٢ - ١٤٣ (١٠/ ١٥٨ - ١٥٩)]. ١٢١٥ - إذا تاب من فعل ما يوجب الحد قبل القدرة عليه: ١٢١٦ - وإذا تاب وهرب أثناء إقامة الحد: - قال ابن القيم: (وسألت شيخنا عن ذلك، فأجاب بما مضمونه: بأن الحد مطهر، وأن التوبة مطهرة، وهما (٢) اختارا التطهير بالحد على التطهير بمجرد التوبة، وأبيا إلا أن يطهرا بالحد، فأجابهما النبي ﷺ إلى ذلك، وأرشد إلى اختيار التطهير بالتوبة على التطهير بالحد، فقال في حق ماعز: «هلا تركتموه يتوب، فيتوب الله عليه»، ولو تعين الحد بعد التوبة لما جاز تركه، بل الإمام مخير: بين أن يتركه، كما قال لصاحب الحد الذي اعترف به: «اذهب فقد غفر الله لك»، وبين أن يقيمه، كما أقامه على ماعز والغامدية، لما اختارا إقامته وأبيا إلا التطهير به، ولذلك رددهما النبي ﷺ مرارًا، وهما يأبيان إلا إقامته عليهما. وهذا المسلك وسط بين مسلك من يقول: لا تجوز إقامته بعد التوبة البتة، وبين مسلك من يقول: لا أثر للتوبة في إسقاطه البتة، وإذا تأملت السنة رأيتها لا تدل إلا على هذا القول الوسط، والله أعلم) [إعلام الموقعين ٢/ ٩٨]. - وقال أيضا: ( ... وأن المقر إذا استقال في أثناء الحد، وفر: ترك، ولم يتمم عليه الحد، فقيل: لأنه رجوع، وقيل: لأنه توبة قبل تكميل الحد، فلا يقام عليه، كما لو تاب قبل الشروع فيه، وهذا اختيار شيخنا) [زاد المعاد ٥/ ٣٣].
(١) في «الإنصاف»: (في ظاهر كلامه. قاله شيخنا). (٢) أي: ماعز والغامدية.