Chapitre du ḥadd (peine légale) appliqué au bandit de grand chemin 1211 – Statut de celui qui ordonne le brigandage ou le vol : – Ibn Mufliḥ a dit : « L’acolyte (1) et le guetteur sont passibles de la même peine que l’auteur direct. Abû l-Faraj rapporte la même règle pour le vol. L’acolyte dépourvu de responsabilité légale est traité comme lui. Selon une opinion, celui qui s’empare effectivement du bien doit le restituer ; selon une autre, l’obligation finale lui incombe seul. Dans Al-Irshâd il est dit : “Celui qui combat des voleurs et se fait tuer : seul son meurtrier est mis à mort.” Notre maître a retenu que l’instigateur est assimilé à l’acolyte, et qu’il en va de même dans le cas du vol. » [Al-Furûʿ 6/142 (10/157-158)] (2). 1212 – Si des troupes arrivent jusqu’à eux, capturent un homme qui n’est pas des leurs et le condamnent à payer une indemnité : 1213 – Et la femme qui rassemble d’autres femmes pour participer à un meurtre : – Ibn Mufliḥ a dit : « Si un détachement vient à eux, saisit un homme qui n’est pas des leurs et le fait payer une amende, celui-ci peut se retourner contre eux pour la récupérer, pour autant qu’il lui soit licite de la leur reprendre — ainsi l’a déclaré notre maître. Quant à la femme qui amène des femmes pour (assister à) un meurtre, elle est exécutée. » [Al-Furûʿ 6/142 (10/158)] (3). 1214 – Si le khârijî (insurgé), le bâghî (rebelle) ou l’apostat belligérant se repent avant qu’on n’ait pu l’appréhender : – Ibn Mufliḥ a dit : « Quiconque se repent avant que l’on ne prenne le dessus sur lui voit le droit d’Allah s’effacer, tandis que le droit de l’être humain dépend de ce dernier. Dans Al-Mubhj sont rapportées deux versions concernant le droit d’Allah. Cela concerne les personnes placées sous notre juridiction ; pour ce qui est du khârijî, du rebelle et de l’apostat belligérant, le texte apparent de nos juristes indique une divergence, et il l’a affirmé… »
(1) Dans la première édition (al-Ridda), les corrections ont été relevées à partir de la deuxième édition. (2) al-Fatâwâ (t. 14, p. 84 ; t. 28, pp. 311, 322–323), al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 427). (3) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 427).
باب حد قاطع الطريق ١٢١١ - حكم الآمر بقطع الطريق أو السرقة: - قال ابن مفلح: (والردء (١) فيها والطليع كمباشر، وذكر أبو الفرج السرقة كذلك، فردء غير مكلف كهو، وقيل: يضمن المال آخذه، وقيل: قراره عليه. وفي «الإرشاد»: من قاتل اللصوص وقُتِل= قُتِل القاتل فقط. واختار شيخنا الآمر كردء، وأنه في السرقة كذلك) [الفروع ٦/ ١٤٢ (١٠/ ١٥٧ - ١٥٨)] (٢). ١٢١٢ - إذا طلع إليهم عسكر فأخذوا رجلا ليس منهم فغرموه: ١٢١٣ - والمرأة التي تحضر النساء للقتل: - قال ابن مفلح: (ولو طلع إليهم عسكر فأخذوا رجلا ليس منهم فغرموه فله طلبهم به، إن ساغ أخذه منهم، قاله شيخنا، وأن المرأة التي تحضر النساء للقتل تقتل) [الفروع ٦/ ١٤٢ (١٠/ ١٥٨)] (٣). ١٢١٤ - إذا تاب الخارجي والباغي والمرتد المحارب قبل القدرة عليهم: - قال ابن مفلح: (ومن تاب قبل القدرة عليه سقط حق الله وحق الآدمي إليه، وأطلق في «المبهج»: في حق الله روايتين، وهذا فيمن تحت حكمنا، وفي خارجي وباغ ومرتد محارب الخلاف في ظاهر كلامهم، وقاله
(١) في ط ١ (الردة)، والتصويب من ط ٢. (٢) «الفتاوى» (١٤/ ٨٤؛ ٢٨/ ٣١١، ٣٢٢ - ٣٢٣)، «الاختيارات» للبعلي (٤٢٧). (٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٢٧).