60 – Ouvrir le muṣḥaf pour y chercher un bon présage ;
61 – et l’interdiction d’y écrire des versets là où il serait avili :
Ibn Muflih rapporte : « Le fait de solliciter un augure favorable en l’ouvrant – pratique adoptée par Ibn Batta, qu’aucun autre savant n’a approuvée – a été mentionné par notre maître, qui l’a retenue.
Il est illicite de l’écrire dans un endroit où il serait déshonoré : souillé par l’urine d’un animal, utilisé comme siège ou toute situation analogue. Notre maître a cité à ce sujet l’existence d’un consensus ; il faut donc l’en retirer. » [al-Furûʿ, 1/193 (1/247)] (1)
62 – Se lever par respect pour le muṣḥaf :
Ibn Muflih dit : « Notre maître a déclaré : si les gens ont pris l’habitude de se lever les uns pour les autres, le muṣḥaf le mérite à plus forte raison. » [al-Furûʿ, 1/196 (1/251)] (2)
(1) À savoir : le mushaf.
(2) « Ikhtiyarat » de al-Ba’li (p. 29) ; voir aussi « Al-Fatawa » (t. 23, p. 66).
(3) « Al-Fatawa » (t. 23, pp. 65-66) ; « Ikhtiyarat » de al-Ba’li (p. 29). On y lit cette explication, telle que rapportée dans « Al-Fatawa » :
«Le fait de se lever pour le mushaf… nous n’en connaissons rien de rapporté des salafs. Or, si les salafs n’avaient pas pour habitude de se lever pour lui, ils n’avaient pas non plus pour habitude de se lever les uns pour les autres, sauf peut-être pour recevoir quelqu’un revenant d’un voyage ou dans des cas similaires. Il est préférable pour les gens de suivre la pratique des salafs en toute chose : ils ne se lèvent donc que là où ceux-ci se levaient. Quant au fait que les gens soient habitués à se lever les uns pour les autres, on pourrait dire que s’ils avaient renoncé à se lever pour le mushaf, compte tenu de cette coutume, ils n’auraient ni été louables ni méritants ; au contraire, ils seraient plus exposés au blâme, puisqu’ils se lèvent les uns pour les autres sans se lever pour le mushaf, lui qui mérite davantage cet égard en raison de l’honneur et du respect qui lui sont dus, supérieurs à ceux exigés pour tout autre. Il est même interdit de toucher le Coran sans être pur, alors que les gens se touchent mutuellement en état d’impureté, d’autant plus que cela trahit le respect dû aux interdits et aux rites de Dieu, respect qui n’existe pas dans d’autres situations. Certains grands juristes ont d’ailleurs mentionné l’usage de se lever pour le mushaf, et l’ont considéré comme une pratique établie, non contestée.»
٦٠ - استفتاح الفأل في المصحف:
٦١ - وتحريم كتابته حيث يهان:
- قال ابن مفلح: (واستفتاح الفأل فيه (١)، فعله ابن بطة، ولم يره غيره، وذكره شيخنا، واختاره.
ويحرم كتبه حيث يهان ببول حيوان، أو جلوس، ونحوه، وذكره شيخنا إجماعا، فتجب إزالته) [الفروع ١/ ١٩٣ (١/ ٢٤٧)] (٢).
٦٢ - القيام للمصحف:
- قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: إذا اعتاد الناس قيام بعضهم لبعض فهو أحق) [الفروع ١/ ١٩٦ (١/ ٢٥١)] (٣).
(١) أي: المصحف.
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٩)، وانظر: «الفتاوى» (٢٣/ ٦٦).
(٣) «الفتاوى» (٢٣/ ٦٥ - ٦٦)، «الاختيارات» للبعلي (٢٩).
ونص كلامه ــ كما في «الفتاوى» ــ: (القيام للمصحف ... لا نعلم فيه شيئا مأثورا عن السلف ... ولكن السلف وإن لم يكن من عادتهم القيام له فلم يكن من عادتهم قيام بعضهم لبعض، اللهم إلا لمثل القادم من مغيبه ونحو ذلك ... والأفضل للناس أن يتبعوا طريق السلف في كل شيء، فلا يقومون إلا حيث كانوا يقومون، فأما إذا اعتاد الناس قيام بعضهم لبعض، فقد يقال: لو تركوا القيام للمصحف مع هذه العادة لم يكونوا محسنين في ذلك ولا محمودين، بل هم إلى الذم أقرب، حيث يقوم بعضهم لبعض ولا يقومون للمصحف الذي هو أحق بالقيام، حيث يجب من احترامه وتعظيمه ما لا يجب لغيره، حتى ينهى أن يمس القرآن إلا طاهر، والناس يمس بعضهم بعضا مع الحدث، لاسيَّما وفي ذلك من تعظيم حرمات الله وشعائره ما ليس في غير ذلك، وقد ذكر من ذكر من الفقهاء الكبار قيام الناس للمصحف ذكر مقرر له غير منكر له) ا. هـ.