porté atteinte à son honneur par diffamation, accusation d’adultère ou médisance ; il lui suffit de se repentir entre lui et Allah, puis d’évoquer dans les cercles où il l’avait décriée la personne médite ou diffamée en termes exactement contraires : qu’il remplace sa médisance par des louanges, qu’il rappelle ses qualités, qu’il substitue à sa calomnie l’affirmation de sa chasteté et de sa pudeur, et qu’il demande pour elle le pardon divin à proportion de ce qu’il l’a médite. Tel est l’avis retenu par notre maître Abû al-ʿAbbâs Ibn Taymiyya — qu’Allah sanctifie son âme. (Madârij al-sâlikîn 1/291). – Ibn Mufliḥ a dit : « La validité du repentir de celui qui a accusé (*qadhf*), médit ou commis une faute comparable n’est pas subordonnée au fait d’en informer la victime ni d’obtenir sa disculpation. Al-Qâḍî et ʿAbd al-Qâdir l’ont toutefois jugé obligatoire. Mahannâ rapporte : “Il ne convient pas de l’en informer.” Mon shaykh a déclaré : l’opinion la plus plausible est que la question varie selon les cas ; selon une autre version, c’est exigé. Il a encore été dit : si l’offensé en a eu connaissance, on prie pour lui et l’on implore le pardon d’Allah sans l’aviser ; c’est ce que mon shaykh rapporte de la majorité des savants. Il ajoute : selon la plus solide des deux versions, il n’est pas obligatoire d’avouer, même si la victime l’interroge par allusion ou sous serment, car elle est lésée, et son repentir demeure valide. Quant à ceux qui autorisent ici le recours explicite à un mensonge licite, la question mérite examen ; faute de repentir et de bienfait, l’allusion devient mensonge et le serment un faux serment gravissime. Il poursuit : l’avis retenu par nos condisciples est de ne pas l’informer, mais de prier pour lui en réparation de l’injustice subie. Il a encore dit : « Commettre l’adultère avec l’épouse d’autrui est assimilé à la médisance. » (al-Furûʿ 6/97 (10/93)). – Il a dit également : « … et qu’il (1) cherche à se faire relever de la médisance, de la calomnie et de leurs semblables… Il est également dit : si l’offensé en a eu connaissance, on prie pour lui et l’on implore le pardon d’Allah sans l’avertir. Shaykh Taqî al-Dîn rapporte que c’est l’avis de la majorité. Plusieurs auteurs ont évoqué le cas de celui qui se repent d’avoir accusé ou médit d’une personne avant qu’elle ne le sache : doit-il, pour que son repentir soit accepté, l’en informer et obtenir son absolution ? Deux versions sont rapportées. Al-Qâḍî a opté pour l’avis selon lequel cela ne lui incombe pas…"
(1) C’est-à-dire : cela figure parmi les conditions de la repentance.
عرضه وقذفه واغتيابه بل يكفي توبته بينه وبين الله، وأن يذكر المغتاب والمقذوف في مواضع غيبته وقذفه بضد ما ذكره به من الغيبة، فيبدل غيبته بمدحه والثناء عليه وذكر محاسنه، وقذفَه بذكر عفته وإحصانه، ويستغفر له بقدر ما اغتابه، وهذا اختيار شيخنا أبي العباس ابن تيمية ــ قدس الله روحه ــ) [مدارج السالكين ١/ ٢٩١]. - وقال ابن مفلح: (ولا يشترط لصحة توبة من قذف وغيبة ونحوهما إعلامه والتحلل منه، وحرمه القاضي وعبد القادر، ونقل مهنا: لا ينبغي أن يعلمه، قال شيخنا: والأشبه أنه يختلف، وعنه: يشترط، وقيل: إن علم به المظلوم وإلا دعا له واستغفر ولم يعلمه، وذكره شيخنا عن أكثر العلماء، قال: وعلى الصحيح من الروايتين لا يجب الاعتراف لو سأله فيعرض ولو مع استحلافه، لأنه مظلوم، لصحة توبته. ومن جوَّز التصريح في الكذب المباح هنا نظر، ومع عدم توبة وإحسان تعريضُه كذب، ويمينه غموس، قال: واختيار أصحابنا: لا يعلمه، بل يدعو له في مقابلة مظلمته. قال: وزناه بزوجة غيره كغيبته) [الفروع ٦/ ٩٧ (١٠/ ٩٣)]. - وقال أيضا: (وأن (١) يستحل من الغيبة والنميمة ونحوهما ... وقيل: إن علم به المظلوم وإلا دعا له واستغفر ولم يعلمه، وذكر الشيخ تقي الدين أنه قول الأكثرين، وذكر غير واحد: إن تاب من قذف إنسان أو غيبته قبل علمه به هل يشترط لتوبته إعلامه والتحليل منه؟ على روايتين، واختار القاضي أنه لا يلزمه ...
(١) أي: ومن شروط التوبة.