1186 – L’accusation (qadhf) portée par un mari contre son épouse :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : si l’époux déclare : “Elle m’a informé qu’elle avait commis l’adultère”, et qu’on le taxe de mensonge, le fait de le considérer ou non comme auteur d’un qadhf fait l’objet d’une divergence au sein du madhhab d’Aḥmad et d’autres. Si cette parole est assimilée à un qadhf – ou s’il la diffame de façon explicite –, il lui est alors permis de recourir au liʿân (la procédure d’imprécation mutuelle). Si, en liant le divorce à son serment, il jure qu’elle lui a tenu ces propos et qu’elle les dément, le divorce n’entre pas en vigueur, d’après l’accord des imâms. Si, en raison de cette accusation, elle fait tomber un fœtus, il n’en est pas tenu responsable ; car, dès lors que son qadhf est licite, il n’y a pas d’agression. Il en découle que, si son qadhf avait été illicite, il aurait dû en répondre. » ⦗al-Furûʿ 6/87 (10/78)⦘ (1).
1187 – Lorsqu’il dit à quelqu’un : « Tu es un ʿilq » :
Ibn Mufliḥ dit : « S’il ajoute : “Tu as forniqué dans la montagne”, l’expression est explicite. Certains ont toutefois avancé que, s’il maîtrise l’arabe et prétend : “Je voulais parler de l’ascension de la montagne”, alors, s’il n’a pas précisé “dans la montagne”, deux avis existent ; d’autres jugent qu’il n’y a pas qadhf. Le même raisonnement s’applique au terme “ʿilq” (2), que notre shaykh a néanmoins considéré comme explicite (3). » ⦗al-Furûʿ 6/89 (10/81)⦘.
Il ajoute encore : « Notre shaykh a déclaré que le mot “ʿilq” relève plutôt de l’allusion (taʿrîḍ) (4). » ⦗al-Furûʿ 6/91 (10/84)⦘ (5).