1183 – Lorsqu’un homme a un rapport avec la servante de son épouse :
1184 – Et lorsqu’il détériore l’esclave d’autrui au point que son propriétaire ne puisse plus en tirer aucun profit :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Selon une version rapportée d’Aḥmad, celui qui a des rapports avec la servante de son épouse : s’il l’a contrainte, elle est affranchie et il doit verser la valeur d’une esclave équivalente ; s’il ne l’a pas contrainte, il en devient propriétaire moyennant le paiement d’une esclave de même valeur, conformément au hadith de Salama b. al-Muḥabbiq. En effet, cet acte est assimilé à une destruction (itlāf), comme celui qui mutile son propre esclave. Ainsi, quiconque détruit l’esclave d’un autre au point d’en rendre l’usage impossible pour son maître, l’esclave est affranchi et le propriétaire perçoit sa valeur. Cela n’est nullement étranger aux principes juridiques, précise notre shaykh, et relèvent du même cas la mutilation (jadʿ) de la monture du gouverneur ou tout acte similaire. Notre shaykh rapporte en outre la version mentionnée et ajoute : “Cette opinion est attribuée à Aḥmad et Isḥâq.” » [al-Furûʿ 6/76 (10/62)] (1)