— Il a dit encore : « J’ai entendu Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allâh sanctifie son âme — déclarer : l’avis correct parmi eux (1) est celui qu’indique le texte par allusion, selon le principe du raisonnement analogique a fortiori (qiyâs al-awlá).
J’ai alors ajouté : en est l’exemple la parole du Très-Haut : « Nul ne le touche si ce n’est les purifiés » (al-Wâqiʿa, 79).
Il dit ensuite : L’explication la plus juste de ce verset est que l’on vise les feuillets détenus par les anges, et ce pour plusieurs raisons (2) :
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Le Livre est qualifié de « maknûn », c’est-à-dire dissimulé aux regards, ce qui ne peut s’appliquer qu’aux feuillets confiés aux anges.
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Allâh dit : « Nul ne le touche si ce n’est les purifiés », c’est-à-dire les anges. S’Il avait voulu parler de ceux qui accomplissent les ablutions, Il aurait dit : « les mutatahhirûn », comme dans : « Allâh aime certes ceux qui se repentent et aime ceux qui se purifient » (al-Baqarah, 222). Les anges sont « muṭahharûn » — intrinsèquement purifiés — tandis que les croyants sont « mutatahhirûn » — se purifiant.
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Il s’agit ici d’une information ; si c’était une interdiction, le verset se serait exprimé au mode apocopé : « la yamassahu ». La règle veut qu’une phrase informative reste informative tant dans la forme que dans le sens.
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Ce verset constitue également une réfutation de ceux qui prétendent que Satan a apporté ce Coran : le Très-Haut informe qu’il se trouve dans un Livre préservé auquel les démons n’ont aucun accès et qu’ils ne peuvent atteindre, comme Il a dit