accordez comme ribâ (usure) pour qu’il croisse dans les biens des gens, il ne croît pas auprès d’Allah ; et tout ce que vous versez comme zakât en recherchant la Face d’Allah, ceux-là sont les véritables bénéficiaires. » (s. ar-Rûm, v. 39)
Allah, exalté soit-Il, a ensuite exposé, à la fin de la sourate al-Baqarah, les statuts qui régissent les biens des hommes ; ils se ramènent à trois catégories : la justice, l’injustice et la faveur. La justice : la vente ; l’injustice : le ribâ ; la faveur : la ṣadaqa (aumône). Il a loué ceux qui font l’aumône et décrit leur récompense, blâmé les usuriers et mentionné leur châtiment, tout en déclarant licites la vente et le prêt à terme déterminé.
Le point essentiel est que la prise en charge de la diyya appartient à la même famille de droits qu’Allah a imposés à certains serviteurs au profit d’autres – le droit de l’esclave, de l’épouse, des proches ou de l’hôte. Elle n’a donc rien à voir avec le fait de punir quelqu’un pour la faute d’autrui : cela relève d’un domaine, et ceci d’un autre. Allah est Celui qui accorde la réussite. [Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 2/35-37] (1).
(1) Ce passage figure dans la réponse citée précédemment (p. 57-58) et se trouve également dans al-Fatâwâ, vol. 20, p. 552-554.
مِنْ رِبًا لِيَرْبُوَ فِي أَمْوَالِ النَّاسِ فَلَا يَرْبُو عِنْدَ اللَّهِ وَمَا آتَيْتُمْ مِنْ زَكَاةٍ تُرِيدُونَ وَجْهَ اللَّهِ فَأُولَئِكَ هُمُ الْمُضْعِفُونَ﴾ [الروم: ٣٩]، وذكر الله سبحانه أحكام الناس في الأموال في آخر سورة البقرة، وهي ثلاثة: عدل، وظلم، وفضل، فالعدل: البيع، والظلم: الربا، والفضل: الصدقة، فمدح المتصدقين وذكر ثوابهم، وذم المرابين وذكر عقابهم، وأباح البيع والتداين إلى أجل مسمى.
والمقصود أن حمل الدية من جنس ما أوجبه من الحقوق لبعض العباد على بعض، كحق المملوك والزوجة والأقارب والضيف، ليست من باب عقوبة الإنسان بجناية غيره، فهذا لون، وذاك لون، والله الموفق) [إعلام الموقعين ٢/ ٣٥ - ٣٧] (١).
(١) هذا النص ضمن الجواب الذي سبقت الإشارة إليه (ص ٥٧ - ٥٨) , وهذا النص في «الفتاوى» (٢٠/ ٥٥٢ - ٥٥٤).