du qiṣāṣ (la loi du talion) a été établie n’est pas comparable à celui qui a fauté dès le départ ; la Sharʿa a distingué entre la personne excusée ab initio et celle qui ne se repent qu’au cours de l’acte ou après ses effets. Par ailleurs, Abû l-Khaṭṭâb refuse de considérer que les déplacements de l’usurpateur pour quitter les lieux constituent une obéissance ; il les juge plutôt peccamineux, accomplis pour repousser un tort plus grave par un moindre, tout comme le mensonge proféré afin d’éviter qu’un homme soit tué. Une troisième opinion tient la voie médiane. Il en va de même, selon notre shaykh, pour celui qui égare autrui en sachant qu’il l’égare ; quant à celui qui ne voit pas là un égarement, il est comparable au mécréant prosélyte : s’il se repent, son repentir est accepté. [al-Furûʿ 6/11-12 (9/430-431)] 1166 – La prise en charge de la diyya (prix du sang) par la ʿâqila (groupe de solidarité tribale) est conforme à l’analogie : Ibn al-Qayyim a dit : « Relève du même sujet l’affirmation selon laquelle la ʿâqila assume la diyya du coupable en contradiction avec le qiyâs ; c’est pourquoi, dit-on, elle ne supporte ni le meurtre avec préméditation, ni le cas de l’esclave, ni l’indemnité résultant d’une transaction, d’un aveu, ou d’un dommage inférieur au tiers, pas plus qu’elle ne couvre les atteintes aux biens. Si ce principe relevait vraiment du qiyâs, il engloberait tout cela. La réponse est la suivante : nul doute que quiconque détruit un bien dont il doit répondre en est lui-même garant ; “Nulle âme ne portera le fardeau d’une autre” et l’on ne prend pas une personne pour la faute d’une autre. Telle est la loi d’Allah, exalté soit-Il, et Sa rétribution. Or, le fait que la ʿâqila supporte la diyya ne contredit rien de tout cela, comme nous allons l’expliquer. Les savants divergent quant à lʿaql : la ʿâqila en est-elle débitrice d’emblée ou par prise en charge ? Deux avis sont rapportés. Ils ont également divergé au sujet de la zakât al-fiṭr qu’il faut verser pour autrui – épouse, enfants, etc. : est-elle obligatoire ab initio ou seulement par prise en charge ? Là encore, deux avis existent. »
القود ليس كالمخطئ ابتداء، فرقت الشريعة بين المعذور ابتداء وبين التائب في أثنائه وأثره. وأبو الخطاب منع أن حركات الغاصب للخروج طاعة، بل معصية، فعلها لدفع أكثر الغصبين بأقلهما، والكذب لدفع قتل إنسان، والقول الثالث هو الوسط. وكذا القول فيمن أضل غيره معتقدا أنه مضل، ومن لا يرى أنه إضلال فكالكافر الداعية يتوب، ذكره شيخنا) [الفروع ٦/ ١١ - ١٢ (٩/ ٤٣٠ - ٤٣١)]. ١١٦٦ - حمل العاقلة للدية موافق للقياس: - قال ابن القيم: (ومن هذا الباب قول القائل: حمل العاقلة الدية عن الجاني على خلاف القياس، ولهذا لا تحمل العمد ولا العبد ولا الصلح ولا الاعتراف ولا ما دون الثلث، ولا تحمل جناية الأموال، ولو كانت على وفق القياس: لحملت ذلك كله. والجواب، أن يقال: لا ريب أن من أتلف مضمونا: كان ضمانه عليه، ولا تزر وازرة وزر أخرى، ولا تؤخذ نفس بجريرة غيرها، وبهذا جاء شرع الله سبحانه وجزاؤه، وحمل العاقلة الدية غير مناقض لشيء من هذا، كما سنبينه. والناس متنازعون في العقل: هل تحمله العاقلة ابتداء، أو تحملا؟ على قولين. كما تنازعوا في صدقة الفطر التي يجب أداؤها عن الغير ــ كالزوجة والولد ــ هل تجب ابتداء، أو تحملًا؟ على قولين.