Livre des Diyât (indemnisations pour homicide et blessures)
1165 – Question :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Ibn ʿAqîl a adopté l’avis suivant : lorsqu’un repentant est incapable de se séparer sur-le-champ du péché, ou impuissant à en effacer les traces – par exemple celui qui se trouve au milieu d’un lieu usurpé ou au milieu des blessés –, son repentir est valide pourvu qu’il s’accompagne de résolution et de regret. Il n’est donc pas considéré comme pécheur parce qu’il sort du bien usurpé. Relèvent également de ce cas son repentir après avoir décoché la flèche ou porté le coup, le fait de libérer un gibier du ḥaram pris au piège, ou de transporter l’objet usurpé afin de le rendre à son propriétaire : par le repentir, le péché disparaît tandis que demeure l’obligation de garantie. Il en va différemment lorsque l’acte n’était pas illicite à l’origine, comme la sortie d’un emprunteur d’une maison qui, entre-temps, n’appartient plus au prêteur, la sortie d’une personne en état de janâba d’une mosquée, ou l’interruption d’un rapport conjugal à l’aube ; sur ces points, il n’y a, de l’avis unanime, aucun péché.
Un cas analogue est le repentir de l’innovateur qui ne renonce pas à la racine même de son innovation : selon un avis, ce repentir est valide ; selon un autre – retenu par Ibn Shâqilâ – il ne l’est pas.
De même, le repentir du meurtrier relève de cette problématique et, selon l’opinion la plus juste, est accepté.
Le droit d’autrui ne s’éteint qu’une fois acquitté en sa faveur. Les propos d’Ibn ʿAqîl vont dans ce sens, car il assimile la situation au cas de celui qui se repent d’un homicide ou d’une destruction dont les séquelles perdurent. Pourtant il affirme que, dans ces circonstances, le repentir efface l’ensemble : il précise que le péché, le blâme et la réprobation disparaissent à l’égard du repentant, aussi bien de la part d’Allah, Exalté soit-Il, que de celle du propriétaire, et qu’il ne subsiste que l’obligation d’indemniser ce dernier.
Notre shaykh a dit : « Cela n’est pas correct, car celui qui se repent après avoir blessé quelqu’un ou après que l’obligation de…»
كتاب الديات
١١٦٥ - مسألة:
- قال ابن مفلح: (واختار ابن عقيل في التائب العاجز عن مفارقة المعصية في الحال أو العاجز عن إزالة أثرها ــ كمتوسط المكان المغصوب، ومتوسط الجرحى ــ تصح توبته مع العزم والندم، وأنه ليس عاصيا بخروجه من الغصب، ومنه توبته بعد رمي السهم أو الجرح، وتخليصه صيد الحرم من الشَّرَك، وحمله المغصوب لربه، يرتفع الإثم بالتوبة والضمان باق، بخلاف ما لو كان ابتداء الفعل غير محرم، كخروج مستعير من دار انتقلت عن المعير، وخروج من أجنب بمسجد، ونزع مجامع طلع عليه الفجر، فإنه غير آثم اتفاقا.
ونظير المسألة: توبة مبتدع لم يتب من أصله تصح، وعنه: لا، اختاره ابن شاقلا.
وكذا توبة القاتل قد تشبه هذا وتصح على الأصح.
وحق الآدمي لا يسقط إلا بالأداء إليه، وكلام ابن عقيل يقتضي ذلك؛ فإنه شبهه بمن تاب من قتل أو إتلاف مع بقاء أثر ذلك، لكنه قال: إن توبته في هذه المواضع تمحو جميع ذلك، ثم ذكر أن الإثم واللائمة والمعتبة تزول عنه من جهة الله سبحانه وجهة المالك، ولا يبقى إلا حق الضمان للمالك.
قال شيخنا: هذا ليس بصحيح؛ لأن التائب بعد الجرح أو وجوب