ainsi que le fait que ʿÂʾisha — lorsque ses menstrues commencèrent — le Prophète ﷺ lui dit : « Accomplis tout ce que fait le pèlerin, sauf que tu ne tourneras pas autour de la Maison. » Il me dit ensuite : « Il s’agit d’une épreuve qui l’a atteinte, qui lui est survenue sans qu’elle l’ait voulue. » Je lui demandai : « Or, certains soutiennent qu’elle devra refaire le ḥajj l’année suivante (1) ? » Il me répondit : « Oui, c’est là, à ma connaissance, l’avis prépondérant. » Je repris : « D’autres estiment qu’elle doit offrir un dam (sacrifice expiatoire) ? » Il mentionna alors l’assouplissement rapporté de ʿAṭāʾ précisément dans ce cas.
Abû ʿAbd Allâh me dit, au début comme à la fin : « C’est une question confuse qui mérite examen ; laisse-moi donc le temps de l’étudier. » Il le répéta plusieurs fois. D’aucuns affirment encore que, même s’il est déjà rentré dans sa patrie, il doit revenir pour accomplir le tawâf. Je lui demandai : « Et s’il avait simplement oublié ? » Il répondit : « L’oubli est, de beaucoup, moins grave dans son jugement », c’est-à-dire bien plus léger que le cas de celui qui tourne délibérément sans être pur. — Telle est la formulation exacte d’al-Maymûnî [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn, 3/36-37] (2). Voir également ce qui vient au n° 106.
59 – L’ablution pour toucher le muṣḥaf :
Ibn al-Qayyim, commentant la parole du Très-Haut : « Seuls les purifiés le touchent » [al-Wâqiʿa : 79], a dit : « J’ai entendu Shaykh al-Islâm exposer, d’une autre manière, l’argument tiré de ce verset selon lequel la personne en état d’impureté rituelle ne doit pas toucher le muṣḥaf. Il disait : Ceci relève de l’indication implicite et de la suggestion ; si les feuillets qui se trouvent dans le ciel ne sont touchés que par des êtres purifiés, alors, à plus forte raison, les feuillets coraniques que nous avons en main ne doivent être touchés que par une personne en état de pureté. » [at-Tibyân, 290-291].